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Packaging nomade
Entre cubi et bouteille de vin, lancement de la "Bio'teille"

Une start-up entend révolutionner le packaging du vin. Après deux ans de recherche et développement, la « Bio'teille » est un mix entre la bouteille et le cubi, particulièrement adapté à une consommation nomade.
Par Laurie Andrès Le 09 novembre 2021
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Entre cubi et bouteille de vin, lancement de la
Aperçu de la 'bio'teillle'. - crédit photo : DR
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« C’est l’histoire de deux baroudeurs frustrés de devoir transporter nos bouteilles de vin, trop lourdes, trop encombrantes…», la vidéo de présentation de la start-up de Victor Roux et Marin Belorgey, titulaires d’un master de la Kedge Business School, répond d’emblée à une problématique explicite.

Pour tenter d’y apporter une solution, les deux « backpackers » ont travaillé sur un format innovant, un mix entre cubi et bouteille aux avantages multiples : « à 53 grammes, notre bouteille est 8 fois plus légère (450 g pour une bouteille en verre), reste fraîche 40 % plus longtemps une fois sortie du réfrigérateur et génère 5 fois moins d’émissions de CO2 sur l’ensemble de son cycle de vie (étude menée par le pôle éco-conception) », indique le communiqué.

Dotée d’une coque biodégradable qui enferme une poche en plastique monocouche, avec son poids plume, la Bio’teille vient aussi rationaliser le circuit d’acheminement et permet le chargement de 4 000 spécimens contre en moyenne 1 300 bouteilles par palette pour un poids de 590 kilos.

Développement marché

Ciblant un public jeune, mais aussi des consommateurs plus traditionnels qui seraient sensibles au pragmatisme du format, la Bio’teille n’a pas pour vocation de conserver des vins de garde.

« Nous travaillons actuellement avec deux vignerons en Provence, ce sont des vins légers, il y aussi des rosés, nous envisageons de faire un tour de France pour sonder d’autres vignobles », affirme Martin Belorgey.

Côté distribution, les créateurs de cette bouteille hybride visent des points de vente proposant une large gamme de vins bios (Biocoop, Monoprix…), mais n’excluent pas les circuits GMS qui ont prouvé depuis quelques années leur volonté de proposer de plus en plus de cuvées engagées : « nous sommes en discussion avec Intermarché sur notre secteur », appuie Martin Belorgey.

Avec un camion et beaucoup d’huile de coude, Martin Belorgey et Victor Roux se déplacent aujourd’hui directement chez les vignerons. Munis d’une remplisseuse automatique au rythme d’une bouteille toutes les 6 secondes, le process artisanal connait des limites « Nous envisageons à l’avenir d’avoir notre entrepôt, la limite c’est l’encoquillage entièrement manuel des poches de vin », confie Martin Belorgey.

Les cuvées « encoquillées » entendent s’aligner sur les bouteilles traditionnelles, avec un prix final pour le consommateur autour de 10 €.

Quid du plastique  ?

Cette bouteille hybride vient aussi mettre les pieds dans le plat et poser sur la table la problématique du plastique (cubis et BiB), dont les poches ne sont pas compatibles avec les filières de tri.

Dotée d’une poche souple en plastique mono-matériau recyclable ; les cubis étant généralement constitués de 3 couches mêlant polyéthylène et EVOH (éthylène alcool vinylique), la Bio’teille s’écarte de l’usage unique.

« Nous avions pensé à d’autres matériaux, mais la conservation du vin est complexe, à l’heure actuelle le plastique reste le matériau le plus intéressant », explique Marin Belorgey.

 

Victor Roux (à gauche) et Marin Belorgey (à droite) ont fait le pari de lancer 10 000 « Bio’teille »  sur le marché pendant une première phase de test.

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Tous les commentaires (3)
Ph. RIVOIRE Le 15 novembre 2021 à 11:48:43
Bonjour, Mes informations au sujet de l'Algérie datent un peu effectivement. Mais enfin en 2007 j'y suis allé 10 fois à raison de 12 jours par mois. J'y ai vu les très beaux vignobles, installés, renouvelés par l'ONCV Office national de commercialisation des vins durant la guerre civile des années 90. J'ai rencontré l'encadrement de cet office, avec des hommes et des femmes passionnés par leur métier. J'y ai bu dans les restaurants d'Alger, acheté à l'aéroport avant de rentrer en France, les excellents vins qu'ils savent produire, à Médéa, Césarée-Tipaza, ou ailleurs. En 2007 j'avais même l'impression que l'offre viticole était inférieure à la demande. Alors tout n'est ou n'était pas parfait loin de là. J'ai aussi vu un domaine viticole avec l'atelier de mécanique dans l'état où il se trouvait en 1962, avec encore les plaques minéralogiques des véhicules de l'époque. La législation viticole en 2007 était celle de la France des années 50. Maintenant l'ONCV Office national de commercialisation des vins s'appelle SOTRAVIT Société de transformation viticole avec un statut différent. Je pense qu'il y a réellement un courant d'affaires à entretenir avec l'Algérie. On ne peut effacer l'acquis par des millénaires de viticulture. Bien sincèrement.
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pg Le 12 novembre 2021 à 18:33:53
Mr Rivoire , comme j' aimerais que vous ayez raison ! Cependant , je lis que l' Algérie qui fut un temps 1ere productrice mondiale de vin , sombre inexorablement vers le rigorisme religieux. Les coop construites par les méchants colons sont en ruine et les vignes ont pour ainsi dire disparu , broutées par les chèvres . Alors , qui serait assez fou pour se risquer à toute tentative dans se pays qui ne sait que rabâcher que sa misère actuelle est la faute de la France ...? Alors bouteille en verre ou en carton, Le problème c' est cette "élite" qui n' en fini pas de disparaitre et qui laissera ce pauvre pays à genoux plus en raison de son ignorance crasse qu' à cause des méchants Français.
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Ph. RIVOIRE Le 12 novembre 2021 à 14:18:02
Bonjour, En Afrique du Nord la production et la consommation de vin sont significatives. C'est ce dont je me suis aperçu lors d'une mission d'expertise de l'ONCV en Algérie en 2007. Simplement les circuits de vente sont cachés et il est mal vu en ville de transporter du vin en bouteille de verre dans son cabas car cela fait du bruit. Pour cette raison les petites briques d'1 litre ou 1/2 litre paraissent plus pratiques aux consommateurs. Il serait intéressant de tester en Algérie ou au Maroc la BIO'TEILLE. Cordialement.
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