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Emmanuel Macron annonce "enfin un système de l'assurance récolte français avec la solidarité nationale"

Le président de la République présente les premiers axes de la réforme de l'assurance multirisque climatique qui doit être adoptée par les parlementaires avant la fin de son mandat, début 2022.
Par Alexandre Abellan Le 10 septembre 2021
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Emmanuel Macron annonce
« Cette question n’est pas neuve. Je pense que je ne suis pas le premier président de la république qui en parle devant des jeunes agriculteurs et devant des paysannes et paysans » indique Emmanuel Macron ce 10 septembre. - crédit photo : Palais de l'Elysée (Terres de Jim)
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« On va sortir de ce système où les agriculteurs étaient très mal couverts, où les assurances couvraient de moins en moins et où le système de calamité agricole permettait de compenser en étant trop lent, pour créer enfin un système de l’assurance récolte français avec la solidarité nationale » annonce Emmanuel Macron ce 10 septembre, lors de sa visite de l’évènement les Terres de Jim à Corbières-en-Provence (Alpes de Hautes-Provence).

Annoncée la veille par Julien Denormandie, le ministre de l’agriculture, ce principe d’un financement par la solidarité nationale n’est « pas une promesse pour demain : ce travail collectif va déboucher dans un texte de loi » annonce le président, qui indique qu’elle sera présentée avant décembre 2021 en conseil des ministres, pour être discutée dès janvier 2022 devant l’Assemblée Nationale et être appliquée dès 2023. S’appuyant sur le rapport du député de la majorité Frédéric Descrozaille et les propositions de son groupe de travail du Varenne agricole, le président de la République annonce trois axes de réforme.

600 millions€/an

« D’abord la solidarité nationale. Nous avons décidé de mettre 600 millions d’euros par an en moyenne (fonds nationaux et européens) pour permettre de financer le système de l’assurance récolte. On fait le constat que ce ne sont plus les exploitants agricoles eux-mêmes qui peuvent s’assurer. Ça ne marchera pas. On a besoin d’éléments de la solidarité nationale, on l’assume » déclare Emmanuel Macron.

« Deuxième élément, on doit rendre le système plus simple. On va mettre en place un interlocuteur unique pour chaque exploitant agricole : il ne faut pas que ce soit la bataille entre d’un côté son assureur, d’un côté on va à la chambre, ensuite on va aux services de l’état. On doit simplifier les choses » ajoute le président, annonçant comme troisième pilier « l’accessibilité. Ça va être d’aider à prendre une assurance et inciter avec un pool de coassureurs, qui va permettre de mutualiser le risque [et] permettre d’avoir une réponse rapide en quelques semaines quand on est touché par une calamité agricole », contre une moyenne actuelle de 9 mois de délais avant remboursement pour les calamités agricoles.

 

Le moment est dans notre main

S’engageant fortement (sans pour autant être précis sur les détails de la réforme : seuil d’intervention, taux de subvention, etc.), Emmanuel Macron déclare aux agriculteurs présents « que le moment est dans notre main. […] Personne ne peut douter dans notre pays : vous êtes les premiers et premières à vivre les effets du changement climatique et c’est amené à s’accélérer. On ne peut plus attendre. » Car « Gel, sécheresse… l’ensemble des aléas climatiques. Ça ne changera pas de toute façon, vous continuerez d’être exposés aux aléas climatiques » souligne le chef de l’État. Ajoutant qu’au-delà d’aides exceptionnelles (comme le milliard d’euros du gel de printemps 2021), les pouvoirs publics vont maintenir des aides à l’investissement dans la prévention technique des risques (aides actuellement incluses dans le plan France relance, avec une enveloppe de 200 millions €).

 

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Tous les commentaires (2)
MG Le 13 septembre 2021 à 09:43:15
J'ai pas envie de cotiser à un tel système : je pense qu'on ne peu pas assurer une récolte quand on plante des chardonnays sur les bords de la méditerranée (comme on ne plante pas de grenache à Chablis). De plus, on se base sur le rapport d'un député qui s'étonne de voir des cerisiers en Ile de France (article la vigne du 29/07/2021) : c'est pas comme ci la montmorency est présente en IDF depuis le 17° siècle.
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bourvil Le 11 septembre 2021 à 10:53:43
Ce ne sont plus des incantations!!, mais des boutades...., venant de la part du chef de l'état c'est poussé le cynisme envers cette profession à son paroxysme, sans fil conducteur ni ligne directrice, je ne parle même pas du financement,évaluation très évasive, triste et dangereux.......
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