LE FIL

Nouvel examen

14 courtiers nouvellement diplômés pour les vins de Bordeaux

Mercredi 11 août 2021 par Alexandre Abellan

L'entrée dans la profession de nouveaux courtiers est sur les rails grâce à la relance des examens.
L'entrée dans la profession de nouveaux courtiers est sur les rails grâce à la relance des examens. - crédit photo : Syndicat des Courtiers de Vins et Spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest
Mettant fin à des années de blocage administratifs, la reconnaissance législative du métier de courtier s’accompagne de la relance des examens, dont les premiers titulaires viennent d’être reçus.

Premier pôle français de courtiers (avec un tiers des membres du syndicat national), Bordeaux peut de nouveau étoffer ses rangs avec la relance des examens de courtage en vins et spiritueux. Levant six années de blocage, le nouveau cadre réglementaire a permis de tenir deux sessions de contrôles en mai et juin derniers, pour 14 reçus. « Après plus de cinq ans, les gens attendaient depuis longtemps » souligne Cédric Roureau, le président du Syndicat des Courtiers de Vins et Spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest.

En témoigne David Lacoste, spécialisé dans le courtage de vin en vrac à Libourne. Travaillant depuis 2013 avec son père, Didier Lacoste, le courtier de campagne n’a ressenti l’importance de la carte professionnelle que lorsqu’il a voulu créer sa société et préparer la retraite de son père. Jusqu’à ce qu’elle soit nécessaire, « je n’avais pas besoin de cette carte au quotidien, la confiance était établie avec mes clients. Mon nom de famille servait de carte professionnel » indique David Lacoste, représentant la quatrième génération familiale de courtiers.

"Celui qui devient courrier ne l’est pas par hasard"

Ayant dû se mettre à préparer un examen, David Lacoste témoigne du haut niveau demandé, notamment sur des points juridiques : « lors de l’épreuve, je me suis dit que j’aurais dû travailler plus ! Mais c’est rassurant : celui qui devient courrier ne l’est pas par hasard. » Une exigence d’autant plus importante qu’elle permet d’affirmer la position du courtier comme garant de la confiance entre le propriétaire vendeur et le négociant acheteur.

« La prochaine session est prévue pour mi-octobre. Nous avons déjà 9 inscrits (dont des femmes, absentes des premières sessions). Il pourrait y en avoir beaucoup plus, nous avons une masse de gens en attente » souligne Cédric Roureau, pour qui l’afflux actuel n’est que temporaire. Le temps de résorber les candidats en attente depuis des années, le nombre d’impétrants devrait se stabiliser entre 5 et 6 candidats par an, « comme par le passé ».

Dossier de candidature

Pour s’inscrire à l’examen des courtiers en vins et spiritueux, les candidats doivent fournir :

« - une copie recto-verso de la carte d’identité ou du passeport en cours de validité (et à jour des informations), le cas échéant copie du titre de séjour pour un ressortissant d’un Etat tiers.

- une attestation sur l’honneur datée et signée du candidat justifiant qu’il remplit l’ensemble des conditions définies à l’article 2 de la loi du 31/12/1949 disponible.

- 1 copie du diplôme sanctionnant une formation dans la filière viti-vinicole ou 1 attestation signée par le maître de stage de l’entreprise où le candidat a effectué son stage de 6 mois minimum dans la filière viti-vinicole ou 1 attestation de l’employeur ou les bulletins de salaires justifiant que le candidat a acquis une expérience professionnelle d’au moins 6 mois sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen en qualité de travailleur indépendant ou salarié dans la filière viti-vinicole.

- le règlement de la redevance de 250€ net par virement bancaire. »

Les dossiers et questions sont à adresser à courtiersenvinsetspiritueux@ccifrance.fr

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