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Impétrants

Déjà 120 candidats à l’examen 2021 des courtiers en vin

Vendredi 12 mars 2021 par Alexandre Abellan

400 courtiers travaillent dans le vignoble d’après les estimations (dont 350 membres de la Fédération nationale des syndicats de courtiers en vins et spiritueux).
400 courtiers travaillent dans le vignoble d’après les estimations (dont 350 membres de la Fédération nationale des syndicats de courtiers en vins et spiritueux). - crédit photo : Syndicat des courtiers en vins et spiritueux de Grande Bourgogne
Après des années sans la possibilité d’accéder au titre d’intermédiation assermentée entre vigneron et négociant, les CCI et la fédération des courtiers finalisent les nouveaux systèmes d’épreuve et de registre.

De nouveau encadré par la loi, le titre officiel de courtier en vin et spiritueux se relance. Et cela se sait dans le vignoble ! « Nous avons reçus plus de 120 demandes pour la première année d’examen, c’est énorme ! » rapporte Jérôme Prince, le président de la Fédération nationale des syndicats de courtiers en vins et spiritueux. Rappelant qu’il n’y a pas de monopole dans l’intermédiation vinicole, le courtier bourguignon souligne que « certains travaillaient depuis quelques années sans le titre de courtier et veulent passer l’examen pour être légitimes ». Et rassurer la filière, qui connaît des tensions commerciales déflationnistes sur certains vignobles.

Les principaux contingents de candidats viennent de Bourgogne (30 impétrants) et de Bordeaux (35). « Comme cela fait 5 ans que l’on attend, on est finalement dans des chiffres habituels de 5 à 6 candidats par année » relativise Cédric Roureau, le président du Syndicat des Courtiers de Vins et Spiritueux de Bordeaux, de la Gironde et du Sud-Ouest. Le courtier bordelais note que le déblocage de la situation est attendu avec impatience par nombre de bureaux de courtage. Des parents attendent ainsi que leurs enfants aient réussi l’examen pour transmettre leur charge et partir à la retraite. Idem pour ceux ayant vendu leur affaire et restant en poste le temps que leur acheteur soit officiellement reconnu courtier.

Centres d’examen

Face au nombre de candidats déjà déclarés, plusieurs sessions devront être prévues et des arbitrages devront être réalisés pour prioriser les examens selon les situations individuelles. « Certains attendent depuis plus de cinq ans » note Jérôme Prince, qui souffle être très sollicité par les candidats sur ce sujet. Les premiers examens sont prévus en mai, dès que les jurys seront nommés (ils sont en cours de constitution). Organisés en partenariat avec les Chambres du Commerce et de l’Industrie (CCI), les examens se dérouleront dans cinq centres : Angers (pour le Val de Loire), Bordeaux (Bergerac, Bordeaux, Sud-Ouest…), Dijon (Alsace, Bourgogne, Jura, Savoie…), Montpellier (Languedoc, Roussillon, Vallée du Rhône et Provence) et Reims (Champagne).

"Finie la carte"

La CCI constitue également le registre national des courtiers déjà titulaires. Récemment mise en ligne, la plateforme doit permettre aux 400 courtiers des vins et spiritueux d’actualiser leur situation d’ici le 15 avril prochain (le décret du 15 octobre 2020 donnant un délai de 6 mois aux professionnels pour se mettre en conformité). « Finie la carte (qui doit nous être restituée), il faut s’enregistrer sur ce registre » indique Gaëlle Érissé, chargée de mission à la CCI.

 

 

Dossier de candidature

Pour s’inscrire à l’examen des courtiers en vins et spiritueux, les candidats doivent fournir :

« - une copie recto-verso de la carte d’identité ou du passeport en cours de validité (et à jour des informations), le cas échéant copie du titre de séjour pour un ressortissant d’un Etat tiers.

- une attestation sur l’honneur datée et signée du candidat justifiant qu’il remplit l’ensemble des conditions définies à l’article 2 de la loi du 31/12/1949 disponible.

- 1 copie du diplôme sanctionnant une formation dans la filière viti-vinicole ou 1 attestation signée par le maître de stage de l’entreprise où le candidat a effectué son stage de 6 mois minimum dans la filière viti-vinicole ou 1 attestation de l’employeur ou les bulletins de salaires justifiant que le candidat a acquis une expérience professionnelle d’au moins 6 mois sur le territoire d’un Etat membre de l’Union européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen en qualité de travailleur indépendant ou salarié dans la filière viti-vinicole.

- le règlement de la redevance de 250€ net par virement bancaire. »

Les dossiers et questions sont à adresser à courtiersenvinsetspiritueux@ccifrance.fr

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