Accueil / Viticulture / Biology as a Solution détecte précocement le mildiou grâce à des pièges à spores
Biology as a Solution détecte précocement le mildiou grâce à des pièges à spores
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Nouvel outil
Biology as a Solution détecte précocement le mildiou grâce à des pièges à spores

Cette année de forte pression de mildiou a permis à la société Biology as a Solution d’éprouver ses pièges à spores qui permettent une détection précoce du champignon et de suivre l’infection. Les résultats sont prometteurs.
Par Christelle Stef Le 10 août 2021
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Biology as a Solution détecte précocement le mildiou grâce à des pièges à spores
Symptômes de mildiou sur feuille. Biology as a Solution a mis au point des pièges à spore qui permettent de détecter la présence du mildiou et de quantifier la sporulation. Cela permet d'anticiper l'apparition des symptômes une semaine avant. - crédit photo : Christelle Stef (photo d'archive)
L

a société Biology as a Solution (BAAS) basée à Martillac dans le Bordelais a mis au point des pièges à spores que l’on place dans les vignes afin de détecter de manière précoce la présence de mildiou et de quantifier le niveau de sporulation du champignon. Ils permettent ainsi de suivre l’inoculum primaire et/ou secondaire. Ces pièges ont été installés début avril dans trois châteaux du bordelais dans des parcelles traitées. « Selon l’objectif, il en faut en disposer 5 à 10 par hectare », explique Jérémie Brusini, le président de Biology as a Solution. Ces pièges collectent les spores de manière passive. Ils sont relevés deux fois par semaine puis les spores sont analysés par qPCR en temps réel. Le résultat est délivré dans la journée dans 90 % des cas ou dès le lendemain.

Après quatre mois d’utilisation, le bilan de cet outil est positif. « Nos pièges à spores permettent d'anticiper d'une semaine l’apparition des symptômes sur une parcelle », explique la société BAAS. Effectivement, l’outil a détecté les prémices de l'épidémie une semaine avant l’apparition des premières taches au vignoble. Et il a détecté un pic d'inoculum secondaire une semaine avant l'augmentation brutale des taches dans les parcelles. Il pourrait donc permettre de piloter les programmes de traitement en fonction des risques réels d’infection.

Trois pics observés

« On a vu trois pics de mildiou : l’un mi-avril qui qui n’a pas généré d’infection car derrière il y a eu 10 jours de sec. On en a vu un autre fin mai mais qui n’a pas non plus généré de grosse infection. Puis il y en a eu un autre le 28 juin au moment où les premières taches sont apparues sur le terrain dans un contexte très pluvieux. C’est à partir de ce moment que la pression a augmenté et que l’épidémie a explosé. Mais quelques jours avant on en avait détecté les prémices, puisqu’entre le 22 et le 25 juin, on a commencé à voir une augmentation de la quantité de spores. Il s’en est suivi un boom avec une dizaine de millions de spores récoltées par semaine », détaille Jérémie Brusini. Le niveau de sporulation est ensuite resté élevé tout juillet, signe que le champignon était toujours là et prêt à engendrer de nouvelles contaminations à la moindre pluie. Les vignerons ne devaient donc pas relâcher la pression.

Pour mener ces tests, Biology as a Solution a bénéficié d'une bourse FrenchTech de la BPI Aquitaine

Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé