LE FIL

Come-back

Bernard Angelras, de nouveau président des Costières de Nîmes

Mercredi 14 avril 2021 par Michèle Trévoux

Bernard Angelras, qui préside l'IFV, revient à la présidence des Costières de Nîmes avec des projets innovants, notamment en matière de stockage du carbone dans les sols viticoles.
Bernard Angelras, qui préside l'IFV, revient à la présidence des Costières de Nîmes avec des projets innovants, notamment en matière de stockage du carbone dans les sols viticoles. - crédit photo : Michèle Trévoux
Les Vignerons des Costières de Nîmes ont choisi de rappeler leur ancien président pour assurer la cohésion du collectif après une année de crise sanitaire sans précédent. Le vigneron nîmois, par ailleurs président de l’IFV, a la volonté de fédérer autour de projets phare comme le développement des mesures agro-environnementales et la hiérarchisation des terroirs.

Bernard Angelras fait son come-back à la tête du syndicat des Vignerons des Costières de Nîmes. Lors de l’assemblée générale du 1er avril, il a été élu à la présidence du syndicat, prenant le relais de Bruno Manzone, qui n’aura effectué qu’un seul mandat de trois ans.

Un projet sur le stockage du carbone

Avec le nouveau bureau en cours de constitution, il entend relancer la stratégie agro-environnementale de l’appellation. « Nous avons été précurseurs dans ce domaine avec la charte paysagère et environnementale que nous avons mise en place dès 2007 et notre participation en 2010 au projet européen Life + BioDiVine. Il faut poursuivre dans cette voie. Nous allons faire un état des lieux des démarches environnementales déjà engagées dans notre appellation afin d’orienter notre politique et d’adopter les mesures les plus adaptées à notre terroir ». Autre cheval de bataille du nouveau président : le stockage du carbone dans le sol. « C’est un sujet sur lequel nous travaillons à l’FV. La viticulture a un rôle important à jouer dans la captation du carbone dans le sol et sa transformation en matière organique. C’est un chantier que je souhaite lancer au sein de notre appellation où, grâce à l’irrigation, nous avons la possibilité de gérer intelligemment notre enherbement ».

Relancer le chantier de la hiérarchisation

Enfin le projet de hiérarchisation, mis en stand-by du fait de la crise sanitaire, va également être relancé. Deux dénominations géographiques complémentaires sont à l’étude : Saint-Roman, située au nord dans la partie rhodanienne de l’appellation et Franquevaux au sud sur les terres formées par les alluvions de la Durance. « Ce sont deux terroirs capables de donner naissance à des cuvées d’exception », assure le président.

Pour la récolte 2020, le volume de production de l’AOC Costières de Nîmes s’élève à 150 000 hl, dont 50 % en rouge, 40 % en rosé et 10 % en blanc. « Nous avons perdu des volumes du fait de la mévente de nos rouges. Le dérèglement climatique modifie les habitudes de consommation, les rouges sont délaissés au profit des blancs et rosés. Là encore, il y a une réflexion à mener au sein de l’interprofession pour définir nos orientations en termes de couleurs pour les années à venir », confie Bernard Angelras.

 

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