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En 5 priorités

Emiliano García-Page préside l'Assemblée des Régions Viticoles Européennes au-delà du covid

Jeudi 03 décembre 2020 par Alexandre Abellan

« L'impact de la pandémie COVID-19, conjugué aux droits de douane des États-Unis, plonge le secteur viticole dans une grave crise » rappelle également Emiliano García-Page.
« L'impact de la pandémie COVID-19, conjugué aux droits de douane des États-Unis, plonge le secteur viticole dans une grave crise » rappelle également Emiliano García-Page. - crédit photo : AREV
Mobilisé par la gestion de la pandémie de coronavirus, le président de l'AREV ne veut pas oublier les autres sujets qui restent d’actualité pour la filière vin. Par exemple en proposant un label unique pour les signes de qualité traditionnels et environnementaux.

« Nous vivons dans un scénario changeant, dans lequel ce qui conditionnait déjà l'avenir du secteur vitivinicole a été rejoint par le Covid-19. […] Cette terrible pandémie pose un nouveau défi au secteur vitivinicole, en plus de ceux que nous avions déjà » résume Emiliano García-Page, lors de la session pleinière, ce 26 novembre, de l'Assemblée des Régions Viticoles Européennes (AREV), qu’il préside depuis 2017 et à la tête de laquelle il vient d’être réélu pour deux ans.

Président de la communauté autonome espagnole de Castille-La Manche, Emiliano García-Page Sánchez se fixe cinq priorités pour son mandat : « la relance après le choc lié à la Covid-19, la réforme de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC), le commerce international, le changement climatique et les préoccupations des consommateurs ».

Demande des marchés

Demandant à la Commission Européenne une prorogation rapide des actes délégués ouvrant les dispositifs de distillation de crise, d’aide au stockage privé et de flexibilisation des programmes nationaux d’aides, Emiliano García-Page souligne l’importance pour le vignoble européen de répondre aux défis climatiques et compétitifs, ainsi qu'aux demandes de fond des marchés.

« Des questions telles que la durabilité, la production biologique, ainsi que les appellations d'origine (AOP) ou les indications géographiques protégées (IGP), ou d'autres systèmes de production comme la biodynamie ou celle qui réduit l'empreinte carbone ou l'eau, sont des préoccupations pour notre consommateur » souligne le président de l’AREV, qui regrette que « bien que ce soit une opportunité de pouvoir segmenter le marché et de lui donner une vision claire que les vins européens peuvent satisfaire ses demandes, nous ne leur donnons pas une réponse claire. »

"Sceau unique"

Face à la multiplicité des signes d’engagements sur les étiquettes, « il serait donc nécessaire de créer un label ou un sceau unique et harmonisé qui reconnaisse la qualité et les normes traditionnelles et, par conséquent, la durabilité environnementale de la production viticole européenne » propose Emiliano García-Page, rappelant que le vignoble européen regroupe 43 % des surfaces viticoles mondiales (pour 60 % des vins produits).

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