LE FIL

Champagne

« A titre personnel, je suis favorable aux vignes semi-larges »

Mardi 17 novembre 2020 par Aude Lutun

Maxime Toubart, président du SGV : 'Une partie des vignerons est très attachée aux paysages viticoles actuels'.
Maxime Toubart, président du SGV : 'Une partie des vignerons est très attachée aux paysages viticoles actuels'. - crédit photo : SGV
Maxime Toubart, président du syndicat général des vignerons (SGV) de Champagne, s’exprime sur le dossier très attendu des vignes semi-larges. Il est favorable à une modification du cahier des charges.

Où en est le dossier des vignes semi larges (VSL) ?

Toutes les études sont terminées. Nous avons toutes les données pour choisir ou non de modifier le cahier des charges de l’appellation. Il ne faut pas que cela soit une décision d’ordre économique, mais bien d’ordre technique et environnemental. Le réchauffement climatique et l’arrêt du glyphosate nous obligent à penser différemment. C’est un sujet qui fait débat. Le principal frein est d’ordre paysager. Une partie des vignerons est très attachée aux paysages viticoles actuels. Les VSL sont à l’ordre du jour du prochain bureau qui se tiendra vendredi. Nous allons décider comment présenter le dossier au conseil d’administration et aux vignerons. J’aimerais mener une large consultation avec un vote dans les sections locales. Nous verrons si c’est réalisable dans le contexte sanitaire actuel.

 

A titre personnel, êtes-vous favorable aux VSL ?

Oui, j’y suis favorable. Cela serait une erreur de bloquer ce dossier.

 

Sur les essais de récolte mécanique, quelle est votre position ?

Avec la crise du Covid 19, nous avons été contraints de faire des coupes dans le budget du CIVC. Les sommes allouées aux essais de machine à vendanger ont sauté. Ce n’est pas notre priorité. Nous préférons mettre des moyens dans la recherche d’alternatives à l’usage des produits phyto.

 

Vincent Malherbe, directeur Vignoble et Approvisionnements de Moët & Chandon, suggérait à la filière, début juillet 2020, de pouvoir expérimenter sur 2 à 3 % des surfaces. Etes-vous d’accord ?

Oui, il faut faire des expériences et oser. Ne restons pas figés !

 

Et sur les ventes, où en est la Champagne ?

Notre filière a mieux résisté que prévu même si le contexte est très difficile. A fin octobre, nous sommes à 250 millions de cols vendus sur douze mois glissants. La Champagne vend 90 à 100 millions de bouteilles sur les trois derniers mois. Ce qui va se passer du 20 novembre au 20 décembre est donc essentiel. Atteindre les 230 millions de bouteilles sur l’année 2020 est « jouable ».

 

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