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3 millions d’euros pour trouver comment cultiver la vigne sans pesticides

Jeudi 24 septembre 2020 par Marion Bazireau
Article mis à jour le 29/09/2020 14:42:52

Les viticulteurs seront impliqués dans un travail prospectif sur la sortie des pesticides.
Les viticulteurs seront impliqués dans un travail prospectif sur la sortie des pesticides. - crédit photo : Creative Commons
Subventionné par l’Etat, le projet Vitae portera sur l’agroécologie et le développement de méthodes innovantes de contrôle des maladies. Coordonné par l’Inrae Bordeaux-Aquitaine, il va réunir plus de 60 chercheurs pendant 6 ans.

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a annoncé ce 23 septembre la liste des 10 projets scientifiques retenus dans le cadre du Programme prioritaire de recherche (PPR) « Cultiver et protéger autrement », doté d’un budget de 30 millions d’euros.

Le projet « Vitae, cultiver la vigne sans pesticides » en fait partie. Il reçoit une subvention de 3 millions d’euros sur 6 ans. Il démarrera en 2021, coordonné par François Delmotte à l’Institut National de Recherche en Agriculture, Alimentation et Environnement (Inrae) Bordeaux-Aquitaine, et réunira plus de 60 chercheurs issus de douze laboratoires de l’Inrae, de l’Université de Bordeaux, de l’Université de Bourgogne-Franche-Comté et de Montpellier SupAgro.

Vitae doit permettre le développement de méthodes innovantes de contrôle des maladies. Les scientifiques travailleront notamment sur la résistance génétique de la vigne et le biocontrôle. Ils vont également se pencher sur les attentes des consommateurs et les changements sociaux nécessaires pour amener la viticulture vers l’agroécologie.

"Travail de prospective "

Co-coordinateur du projet et directeur de l’Institut des hautes études de la vigne et du vin, à Montpellier, Hervé Hannin ajoute que les professionnels seront impliqués dans « un travail de prospective sur des scénarios de sortie des pesticides à l’échelle des territoires, en mode participatif. » Pour cela, les chercheurs reprendront les méthodes développées lors du projet Laccave sur l’adaptation du vignoble au changement climatique.

Vitae comporte aussi volet oenologique. « Nous analyserons les marqueurs moléculaires associés à la qualité ou responsables de déviations fongiques dans des vins issus de vignes protégées selon différentes modalités » indique Philippe Darriet, directeur de l'unité de recherche en oenologie de l'Institut des sciences de la vigne et du vin. Ils seront dégustés par des consommateurs dans le cadre d’études de marchés.

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