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Le pire a été évité
Le Brésil modifie sa réglementation sur les boissons

De nouvelles normes menaçaient de complexifier le système d'importation des vins et produits dérivés du vin et du raisin au Brésil. Un document paru au Journal Officiel brésilien au 31 décembre lève désormais les incertitudes sur les exigences imposées, notamment en matière d'analyses.
Par Sharon Nagel Le 28 janvier 2020
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Le Brésil modifie sa réglementation sur les boissons
Tout un symbole : les autorités brésiliennes ont finalement choisi de ne pas grever les exportateurs d’exigences encore plus lourdes que les mesures existantes - crédit photo : Andrea Meakin Pixabay
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epuis fin 2018, les autorités brésiliennes se penchaient sur la révision de la réglementation concernant la certification à l’exportation et à l’importation des boissons, dont les vins et produits issus du vin et du raisin. Cela, dans le but déclaré de protéger les consommateurs contre toute tentative de tromperie sur les produits et d’offrir une sécurité sanitaire renforcée pour mieux protéger leur santé. Comme l’explique l’OIV, cette révision des modalités d’exportation avait soulevé de vives inquiétudes parmi les exportateurs dès sa notification à l’OMC. En cause : le coût élevé des analyses demandées et les incertitudes quant à la nature même de ces analyses. Parmi les paramètres analytiques qui posaient problème, figurait la recherche d’édulcorants, d’eau exogène et de métaux lourds. Au-delà de leur coût, certains pays étaient dans l’incapacité d’effectuer certaines de ces analyses, précise l’OIV. Le texte qui devait entrer en vigueur ne proposait pas non plus de modèle de certificat d’analyse pour les produits entrant sur le territoire brésilien.

L’intérêt d’un « passeport » international pour les analyses

Alors qu’on s’attendait à une complexification des règles et que la filière était toujours dans l’incertitude quant aux exigences analytiques, les ambigüités ont finalement été levées. La norme publiée au 31 décembre fournit en annexe un tableau récapitulatif recensant les paramètres analytiques, leurs limites maximales et minimales et les exigences aux différents stades de contrôle. « Les paramètres analytiques exigés dans le certificat d’analyse qui doit être fourni par un exportateur vers le Brésil sont presque les mêmes que ceux exigés par le texte en vigueur avant le 15 décembre 2019 », explique l’OIV dans une note dédiée. Ne sont plus requises les analyses de la couleur, la limpidité, la densité, le pH, les degrés Brix et la recherche de diglucoside de malvidol ; la mesure de l’extrait sec total est remplacée par celle de l’extrait sec réduit ; et la mesure de dioxyde de soufre est supprimée. En revanche, les mesures des sulfates et du méthanol sont ajoutées. Ces exigences et les inquiétudes qu’elles ont pu soulever ont poussé le Brésil à s’interroger sur l’intérêt de mettre en place un système international harmonisé de délivrance et d’échange de certificat électronique de qualité des produits vitivinicoles. Rappelons que l’une des principales missions que s’est donné le World Wine Trade Group, regroupant 9 pays producteurs notamment du Nouveau Monde, portait justement sur l’harmonisation des différents protocoles en matière de certification, d’étiquetage et de pratiques œnologiques. L’OIV, qui se montre favorable à ce « passeport » évoqué par le Brésil, estime par ailleurs être « la plateforme la plus adaptée pour initier et mener à son terme ce type de discussion ». A suivre…

 

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