LE FIL

Vins de Bordeaux

Disparition d'Émile Castéja, négociant, consul et patriarche

Mercredi 31 juillet 2019 par Alexandre Abellan

Marié à la défunte Denise Borie, Émile Castéja a eu pour fils Philippe Castéja (à gauche), petit-fils Frédéric Castéja (à droite) et arrière-petit-fils Alexandre Castéja.
Marié à la défunte Denise Borie, Émile Castéja a eu pour fils Philippe Castéja (à gauche), petit-fils Frédéric Castéja (à droite) et arrière-petit-fils Alexandre Castéja. - crédit photo : La Grande Cave
Ayant dirigé et structuré de 1961 à 2001 le négoce et les propriétés Borie-Manoux, Émile Castéja était une figure de la place bordelaise et de la diplomatie autrichienne. Ses obsèques ont lieu ce 30 juillet à Pauillac.

Disparu ce 27 juillet à 97 ans, Émile Castéja était sans doute le plus autrichien des négociants bordelais. Il était aussi bien chevalier du mérite agricole français qu’officier de l’ordre du mérite autrichien. Consul honoraire d’Autriche à Bordeaux, il accueillait ses compatriotes au cours Balguerie-Stuttenberg*, où se trouvait la direction du négociant Borie-Manoux, dont il a repris la direction en 1961.

A la tête du négoce familial pendant quarante ans, Émile Castéja l'a structuré en un groupe majeur de la place bordelaise. Il était encore le président du conseil de surveillance de la holding familiale Borie Casteja Animation Participations, qui réunit une dizaine de châteaux (dont trois crus classés : à Pauillac les châteaux Batailley et Lynch-Moussas, à Saint-Émilion le château Trotte Vieille), quatre négoces girondins (Borie-Manoux, Grands Vins de Gironde, de Luze et Mähler-Besse) et deux sites de vente en ligne (LaGrandeCave et 1Jour1Vin). En 1986, Émile Castéja était sorti de Bordeaux avec l’achat du négociant ligérien Drouet Frères, cédé en 2015 au groupe Ackerman.

Fête de la famille

Le 16 mai dernier, Émile Castéja n’avait pu assister à la fête de la fleur qu’accueillait le château Lynch-Moussas (cinquième grand cru classé en 1855 de Pauillac), racheté il y a 100 ans par sa famille. Réunissant 1 500 convives, cette soirée de prestige avait été placée sous le signe de la transmission familiale et du passage de relais aux générations suivantes. Ses charges de négociant comme de consul ayant été transmis à son fils, Philippe Castéja.

 

* : Borie-Manoux ayant déménagé au 88 Quai de Bacalan, le consulat autrichien a suivi.

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