LE FIL

Certification environnementale

À Cognac, HVE et pulvé confinée vont de pair

Jeudi 29 novembre 2018 par Bertrand Collard

Jean Delpeuch gérant du domaine Dupuy à Mérignac avec son Certificat environnemental CognacJean Delpeuch gérant du domaine Dupuy à Mérignac avec son Certificat environnemental Cognac - crédit photo : Bertrand Collard
Pour obtenir le Certificat environnemental Cognac, les viticulteurs doivent être aux normes HVE et utiliser la pulvé confinée. Les premiers diplômes viennent d’être remis.

Premier viticulteur à recevoir le « Certificat environnemental Cognac », Jean Delpeuch est ravi. « Nous nous sommes lancés dans la démarche il y a deux ans, avec mon père. C’est une reconnaissance du travail accompli », explique le gérant du domaine Dupuy à Mérignac (Charente). « Nous avons mis en place des couverts végétaux, planté des haies. Nous sommes viticulteurs et distillateurs. Nous avons réduit notre consommation d’eau dans la distillerie », poursuit-il.

4 viticulteurs et 3 négociants

C’est le 20 novembre à Vinitech que Jean Delpeuch s’est vu remettre son certificat, comme trois autres viticulteurs et trois responsables de domaines de négociants (Martell, Rémy Martin et Hennessy). Pour décrocher le certificat environnemental Cognac, il faut obtenir le certificat HVE (haute valeur environnementale), bannir le désherbage en plein et utiliser des panneaux récupérateurs. Ce dernier engagement, qui fait l’originalité de la démarche charentaise, se décline en deux temps. Pour obtenir leur premier certificat, les vignerons doivent prouver qu’ils ont utilisé la pulvérisation confinée durant la campagne en cours. Trois ans plus tard, pour obtenir le renouvellement de leur certificat, ils devront protéger 80 % de leur surface avec la pulvérisation confinée.

"50 % de certifiés d’ici 2025"

« 1600 viticulteurs sont engagés pour obtenir la certification viticulture durable Cognac, soit le tiers des viticulteurs charentais cultivant la moitié des surfaces. Notre objectif est d’avoir 50 % de vignerons certifiés d’ici 2025 », explique Christophe Forget, vice-président du BNIC, l’interprofession.

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