LE FIL

Occitanie

La filière vise 40 % de HVE et 20 % de bio dans 10 ans

Mercredi 14 novembre 2018 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 19/11/2018 12:22:32

Les professionnels d'Occitanie présentent un plan à dix ans qui réunit leurs ambitions tant sur le plan de l'environnement que le développement économique et sociétal.
Les professionnels d'Occitanie présentent un plan à dix ans qui réunit leurs ambitions tant sur le plan de l'environnement que le développement économique et sociétal. - crédit photo : DR
Les Comités de bassin Sud-Ouest et Languedoc qui se sont tenus, respectivement les 8 et 9 novembre, ont permis de présenter le plan régional de la filière viticole.

« Il y a un an exactement, le préfet avait confié à Michel de Frances (NDLR : président de l’interprofession des vins du sud-ouest) et moi-même, la réalisation d’un plan régional de la filière vitivinicole, dans la continuité du plan national rédigé par le CNIV. C’est ce plan qui a été présenté lors de nos conseils de bassin respectifs : celui du Sud-Ouest et celui du Languedoc » indique Jacques Gravegeal, président d’InterSud. S’appuyant sur la démarche RSE (qui intègre les volets environnementaux, économiques et sociétaux), ce plan vise à répondre aux attentes sociétales et relever le défi de la commercialisation. Il se décline en quatre axes : environnemental et sociétal, création et partage de la valeur, résilience des entreprises et de la filière et amélioration de la performance export.

Des objectifs chiffrés

Le plan frappe par ses objectifs affichés sur les trois axes de la RSE, démontrant la volonté de pouvoir évaluer les actions qui seront mis en place. Sur le volet environnemental, la filière vitivinicole occitane souhaite que dans dix ans, 40 % des surfaces de vignes soient labellisées HVE et 20 % en bio (pour rappel, le vignoble occitan représente 270 000 hectares. En matière économique, le plan vise un développement des « signes officiels de qualité et d’origine» (AOP, IGP, bio…) de 40 % d’ici 10 ans. Enfin, le plan vise un développement de l’emploi salarié de 10 % (actuellement il y a 11 500 emplois dans la viticulture) et un maintien du nombre d’exploitants, soit 13 000 exploitants viticoles.

Développement des cépages résistants

Les actions envisagées par le plan sont nombreuses et très variées. Il est notamment question du développement des cépages résistants. A ce propos, le plan veut développer les variétés Bouquet et assouplir les règles du CTPS pour l’introduction de cépages résistants. Au côté de cette solution de long terme pour la gestion des intrants, le plan prévoit des actions de court et moyen terme sur la question. Il s’agit : de développer les modèles de prévision des maladies cryptogamiques, du développement d’outil d’adaptation des doses, du chiffrage du coût de l’abandon du glyphosate, d'expérimentations sur l'évaluation des méthodes alternatives.

Objectif contractualisation

Sur le plan économique, le thème clé est le développement de la contractualisation triennale, travaillée depuis des années, en particulier dans le Languedoc. Le plan demande une organisation « d’un véritable débat collectif sur le prix au sein des interprofessions » et que leur soit accordé l’autorisation de « définir une formule de prix et ses modalités d’évolution ». Le plan souhaite également faire évoluer les délais de paiement dès qu’il y a entente des deux familles au sein des interprofessions. L’axe économique traite également de la promotion et demande que soit adapté le « rôle de l’Irqualim par l’adhésion de la Filière viticole ». Le plan ambitionne également d'améliorer les connaissances économiques, notamment en souhaitant connaître les évolutions du marché « en temps réel ».

Le troisième axe consacré à la résilience des entreprises et de la filière milite pour un développement de la recherche en ce sens. Il aborde également la question de l’assurance récolte et prévoit de faire sauter la moyenne olympique permettant le calcul des indemnisations.

Enfin sur le volet export, le plan réaffirme la mission d’Ad’Occ comme partenaire du développement des produits régionaux à l’étranger. Il fixe également pour chaque interprofession des objectifs. Pour l’IGP Pays d’Oc, il s’agit notamment de développer la notoriété du label dans les pays cibles (Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni, USA, Japon, Chine, Canada et Scandinavie). Pour le CIVL, l’objectif est d’organiser la croissance des rosés et améliorer la lisibilité de l’offre. En Roussillon, le plan prévoit notamment de valoriser l’exception spécifique des vins sur les marchés pour renforcer l’image auprès des prescripteurs.

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