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Campagne sereine pour le costières de Nîmes

Ni ruée sur les vins, ni flambée des cours. L'AOC Costières de Nîmes progresse de façon mesurée tant en volume qu'en prix.
Par Michèle Trévoux Le 20 mars 2018
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Campagne sereine pour le costières de Nîmes
L'AOC se porte de mieux en mieux et, surtout, n'est plus considérée comme un produit de remplacement. - crédit photo : DR
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a campagne a démarré sans précipitation pour le costières de Nîmes rouge. Malgré la petite récolte de côtes-du-rhône ou de côtes-du-ventoux, les acheteurs ne se sont pas reportés en masse sur l’appellation nîmoise.

« Nous avons eu une récolte correcte en volume. La syrah est majoritaire dans notre encépagement. Nous avons donc été moins impactés par la coulure du Grenache que d’autres appellations de la vallée du Rhône. Avec 200 000 hl de récolte en 2017 et des stocks reconstitués, nous avons abordé cette campagne sereinement », commente Nicolas Ponzo, le directeur du syndicat des Costières de Nîmes.

Achats soutenus

Cependant, les achats sont soutenus. A fin février, les volumes contractualisés s’élèvent à 44 000 hl. Lors de la précédente campagne, ce niveau n’avait été enregistré que fin avril.

Bruno Manzone, président des Vignerons Créateurs (Bellegarde, Jonquières, Saint Vincent, Manduel, Bouillargues et Saint Gilles), coopérative qui produit 25 000 hl de costières de Nîmes par an, confirme ce constat. « Il n’y a pas d’emballement. Pour l’essentiel de nos volumes, nous travaillons en concertation avec nos clients. Nous produisons les vins qu’ils nous demandent. Nous prévoyons toujours 10 à 15 % de plus pour des opportunités. Et cette année, nous avons eu des demandes de nouveaux opérateurs qui commencent à s’intéresser à notre appellation », témoigne-t-il.

Pour le courtier Jean-Christophe Baille l’AOP Costières de Nîmes est de moins en moins un produit de remplacement : «Des clients traditionnels ont augmenté leurs achats, sans doute pour compenser des baisses de volumes dans d’autres appellations, mais je n’ai pas eu de nouveaux opérateurs. Le costières de Nîmes est de plus en plus acheté pour l’intérêt qu’on lui porte », souligne-t-il.

Nous profitons de la flambée du côtes du Rhône 

« Le marché a été plus actif en rosé qu’en rouge. Mais nous avons une bonne évolution des cours. Nous profitons de la flambée du côtes du Rhône », constate Denis Verdier, président de Vignerons Propriétés Associés, qui produit 25 000 hl de Costières de Nîmes par an dont la moitié en rouge.

Le cours moyen depuis le début de la campagne s’établit à 126,80 €, en hausse de 7,5% par rapport à l’an dernier. Encore insuffisant selon Bruno Manzone. «Pour une rémunération correcte de nos viticulteurs, il faudrait 130 €/hl sur plusieurs années », estime-t-il.

 

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