LE FIL

Cognac

Le début des vendanges avancé au 10 septembre

Vendredi 01 septembre 2017 par Alexandre Abellan

« Comme toujours, il s’agira d’adapter le choix de cette date en intégrant la spécificité de maturation des parcelles de chaque exploitation, la durée des vendanges et surtout l’état sanitaire des grappes » prévient la Station Viticole.
« Comme toujours, il s’agira d’adapter le choix de cette date en intégrant la spécificité de maturation des parcelles de chaque exploitation, la durée des vendanges et surtout l’état sanitaire des grappes » prévient la Station Viticole. - crédit photo : BNIC
Coup de chaud oblige, le millésime 2017 s’annonce toujours plus précoce. Du moins pour les parcelles non-gelées, qui peuvent espérer des rendements de 110 à 120 hl/ha.

Initialement prévu au 15 septembre par la station viticole du Bureau National Inteprofessionnel du Cognac (BNIC), le début des vendanges charentaises serait avancé au 10 septembre prochain. Soit une avance de deux semaines par rapport à la moyenne décennale (fixée au 23 septembre). Débutant moins tôt qu’en 2011 (avec un début au 2 septembre), cette date serait bien plus précoce qu’en 2016 (26 septembre).

« Les températures de la semaine passée sont largement au-dessus des normales, qui elles-mêmes dépassent les températures habituelles de maturation du fait de la précocité de l’année » note le technicien charentais Vincent Dumot (BNIC) dans son dernier contrôle de maturité. Ajoutant que « la chaleur dégradant l’acide malique, l’acidité baisse rapidement, et le pH augmente plus que d’habitude à ce stade ». D’après les derniers prélèvements, au 28 août, l’acidité totale moyenne est de 11,1 g/L H2SO4, pour un pH de 2,8 et un degré alcool potentiel de 7,4*. Du moins sur les parcelles qui n’ont pas subi le gel du printemps dernier.

80-90 hl/ha

Pour 2017, le réseau des 55 parcelles de suivi de maturité de la Station Viticole est divisé entre 32 parcelles non gelées et 23 parcelles gelées (à des degrés variables). Ces dernières commencent à rattraper leur retard de maturation, mais afficheront logiquement des rendements bien moindres. Avec des pincettes, les rendements moyens seraient entre 110 et 120 hectolitres de vin par hectare pour les parcelles non-gelées, et de 40-50 hl/ha pour celles gelées. Ce qui donnerait à l’échelle du vignoble charentais un potentiel de récolte de 80-90 hl/ha. Ce qui est bien inférieur à la moyenne décennale (107 hl/ha), et plus particulièrement aux récoltes 2016 (102 hl/ha) et 2015 (126 hl/ha). En 2007 et 2008 les rendements moyens avaient également chuté, à 86 et 91 hl/ha.

Pour 2017, le rendement est impacté par le faible nombre de grappes (37,5 en moyenne par cep, contre 53,5 pour la moyenne décennale). Sur les parcelles non-gelées, le poids moyen des grappes est cependant important (à 420 grammes au 28 août). Au-delà de la moyenne du poids à la récolte (357 g). Mais « la forte compacité des grappes constitue un risque d’évolution rapide de la pourriture » alerte la Station Viticole.

 

* : Le BNIC conseille en moyenne de vendanger les raisins avec un titre alcoométrique potentiel entre 8,5 et 10,5 %, pour une acidité totale supérieure à 7,5 g/l H2SO4.

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