LE FIL

Distributeur coopératif

InVivo Wine acquiert les premiers jalons de son réseau mondial

Mardi 20 juin 2017 par Alexandre Abellan

« Il y a deux ans nous reprenions Cordier, cette année c’est Baarsma et je ne présage rien de ce qui arrivera dans deux ans ! Mais la montée en puissance d’InVivo Wine est alignée avec le projet annoncé » estime Thierry Blandinières (à gauche), face à l'exposé de Bertrand Girard (à droite).
« Il y a deux ans nous reprenions Cordier, cette année c’est Baarsma et je ne présage rien de ce qui arrivera dans deux ans ! Mais la montée en puissance d’InVivo Wine est alignée avec le projet annoncé » estime Thierry Blandinières (à gauche), face à l'exposé de Bertrand Girard (à droite). - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Bilan d’étape pour l’activité vin du premier groupe coopératif français, qui continue de jalonner le chemin de sa croissance pour atteindre ses ambitions de leadership et de valorisation à l’export.

« Dans le vin, il n’y a pas un groupe français équivalent qui investisse autant dans un réseau de distribution international. On ne parle pas d’un VIE perdu au fond de la Chine dont on ne connaît plus le prénom ! » répète à l'envi Bertrand Girard, le nouveau directeur général InVivo Wine, ce 19 juin sur Vinexpo. Avec une insistance qui semble moins tenir de la satisfaction que de l’incrédulité face au chemin accompli en deux ans, et débouchant sur l’acquisition du groupe d’importation, de conditionnement et de distribution néerlandais Baarsma (y compris ses huit filiales) et l’intégration des réseaux de promotion américains et asiatiques de Vinadeis. Pour un dispositif global de 230 employés dans le monde, dont 120 commerciaux.

Sourcing coopératif

Concrétisé en juin 2015 (avec les prises de participation dans Cordier Mestrezat Grands Crus et Vinadeis, ainsi que l’acquisition de Vignobles du Soleil), le lancement d’InVivo Wine a en effet abouti sur le recrutement de 23 caves et unions coopératives françaises, pour 215 000 hectolitres de vin produits, et un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros (à partir de la commercialisation de 70 % de ces volumes, sous 55 références).

Jugeant que la première phase de création d’une base d’approvisionnement est accomplie, Thierry Blandinières, le directeur général du groupe InVivo annonce le début de la deuxième étape. S’étant donné l’objectif d’offrir de nouveaux débouchés commerciaux aux vins français, InVivo Wine compte prendre le contrôle du groupe Baarsma. Il s’agit « d’un rachat pour développer notre accès au marché. En insérant les vins de nos adhérents dans son portefeuille, tout en préservant les spécificités de l’entreprise » annonce Bertrand Girard, soulignant la portée européenne du groupe néerlandais (opérant en France, au Royaume-Uni, en Suisse…).

"Coup d’accélérateur"

Ce réseau d’importation/distribution européen doit désormais être décliné dans le monde. Estimant que l’Asie et les Amériques sont des cibles prioritaires, InVivo Wine annonce sa prise de participation au réseau de promotion à l’export initié par le groupe Vinadeis. Désormais accéléré autant que complété par l’investisseur coopératif. Ayant son siège à New-York, le pôle américain se base sur un réseau commercial se déployant dans les villes de Boston, Chicago, Houston, Washington… Le pôle asiatique est quant à lui basé à Hong-Kong, avec des filiales o Chengdu, Séoul, Shanghai, Taïpei, Tokyo…

« On existe maintenant sur la planète vin » se félicite Thierry Blandinières. Ces premiers résultats lui permettent de maintenir l’ambitieux objectif d’un chiffre d’affaires de 500 millions € à l’horizon 2020. Et de viser à terme le milliard d’euros comme objectif de métier au sein d’InVivo (le groupe réalisant 6,4 milliards €). « Dans le monde, il y a de la place pour un tel acteur. On a conscience que sinon, on serait en train de passer à côté de quelque chose en France » conclut-il.

Cible commerciale : les Millenials

Martelé, l’objectif d’offrir de nouveaux débouchés commerciaux aux vins de la coopération française passe également par refonte des vins de marque. Comme le bordeaux de Cordier, désormais rebaptisé Enjoy la Vie, après un an et demi de travail pour accrocher l’attention et les aspirations des jeunes générations (les millenials). Jouant sur les codes traditionnels du Made in France et d’une décontraction plus contemporaine, « c’est résolument un positionnement premium. Avec une marque à 9,50 €/col » souligne Bertrand Girard. Jouant la carte du partenariat avec un réseau de distribution installé, InVivo Wine a lancé le nouveau Cordier en Chine avec COFCO, au Japon avec Sapporo… Sans oublier le marché français avec un lancement lors de la prochaine foire aux vins de Monoprix en France (pour rejoindre ensuite le fond de rayon).

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