LE FIL

Bordeaux

Le négociant Allan Sichel, nouveau président de l'interprofession

Lundi 11 juillet 2016 par Colette Goinère
Article mis à jour le 19/07/2016 10:40:25

Président fraîchement élu de l'interprofession des vins de Bordeaux, Allan Sichel veut faire de Bordeaux, la capitale mondiale des vins.
Président fraîchement élu de l'interprofession des vins de Bordeaux, Allan Sichel veut faire de Bordeaux, la capitale mondiale des vins. - crédit photo : JB Nadeau - CIVB
Avec 50 votants, 48 voix pour, un vote nul et un blanc, le CIVB, Conseil interprofessionnel du Vin de Bordeaux, vient d’élire son nouveau président pour trois ans. Au titre de l’alternance, c’est le négociant Allan Sichel qui succède au viticulteur Bernard Farges.

« Le chemin continue » : pour son dernier discours de président du CIVB, Bernard Farges a d’emblée, donné le ton, ce 11 juillet, lors de l’assemblée générale de l’interprofession, réunie pour élire un nouveau président. Avant de rejoindre le collège des ex présidents, Bernard Farges  s’est attaché à rappeler les  «  points d’actualité positifs » depuis la dernière AG du 25 avril.  Avec en préambule, le postulat autour des pesticides : «  nous ne cesserons pas notre action  et avec le même objectif, la diminution forte voire même la sortie de l’usage des pesticides ».  Autre chantier, et vrai motif de satisfaction : l’aboutissement  de la reconnaissance par la Chine de 45  des AOC du vignoble girondin. Moment de délectation aussi avec le succès de Bordeaux fête le vin qui a réuni 500 000 personnes, ou encore le lancement de la Cité du vin.  Enfin, un plaisir que ne se boude pas pour Bernard Farges, celui du « nouveau et énième » contentieux perdu, en juin, par la confédération Paysanne contre le CIVB, qui contestait la représentativité des ODG.

Dans la foulée, aussitôt, élu avec 48 voix, un nul et un blanc sur 50 votants,  le nouveau président du CIVB, le négociant Allan Sichel, a tracé sa feuille de route, tout en affichant un avertissement : "nous disposons d’atouts considérables. Ils sont différents des avantages que nous envions parfois aux autres régions productrices dans le monde, mais ne cherchons pas à nous aligner sur ce que nos concurrents font de mieux ;  il est vraisemblable qu’en cherchant à les imiter, nous ne réussirons  qu’à rester dans leur sillage".

Regagner des parts de marché

Sa feuille de route ? Regagner des parts de marché «  une préoccupation cardinale » selon Allan Sichel, qui doit s’appuyer non pas sur « le  prix le plus bas » mais plutôt  "l’attractivité, la curiosité, la découverte". « Nous devons renouer rapidement avec des volumes de commercialisation  au-dessus de 5, 5  millions d’hectolitres » a-t-il prévenu. De même, il s’agit d’intensifier les relations entre production  et commercialisation, mais aussi de répondre aux attentes sociétales en intensifiant les efforts de réduction de produits chimiques, et de "trouver les moyens de mieux le faire savoir". Enfin, pour Allan Sichel, renforcer la fierté autour de la filière n’est pas un vain mot. "La fierté est un élément décisif dans la réussite" . Emporté dans l’élan, il va jusqu’à encourager les efforts autour du thème "Bordeaux capitale mondiale du vin". Au vignoble et à la place bordelaise de relever le défi.

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