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Amorim soutient les essais d'amélioration de la productivité des chênes
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Bouchons en liège
Amorim soutient les essais d'amélioration de la productivité des chênes

Avec dix producteurs portugais, le leader mondial du liège cherche à réduire le temps de mise en production des chênes-liège. Ce qui en augmenterait la profitabilité et l’attractivité.
Par Alexandre Abellan Le 24 juin 2016
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Amorim soutient les essais d'amélioration de la productivité des chênes
Une fois en production, le liège d’un chêne est récolté tous les neuf ans, entre mai et août. - crédit photo : Corticeira Amorim
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 Les affaires sont difficiles pour les forêts de chênes, parce qu’il faut attendre longtemps. Mais si nous pouvons réduire le cycle initial de vingt-cinq à huit-dix ans, alors nous deviendrons des investisseurs dans les lièges et plus seulement des producteurs de bouchons » annonce Antonio Amorim, le PDG du groupe portugais Amorim, à la revue anglaise Drinks Business. Pour se réaliser, ce changement de paradigme reposerait sur une réduction de 60 % du temps de mise en production. C’est du moins l’objectif qu’espère atteindre un consortium portugais, qui réunit Amorim et dix producteurs de liège.

Intensification

Cet ambitieux programme de R&D repose sur la plantation de 250 hectares de chênes liège, avec une approche résolument productiviste. Alliant une plantation nettement plus dense (625 pieds/hectares*, soit cinq à dix fois plus qu’habituellement) et une irrigation au goutte à goutte (limitée à l’installation du pied, jusqu’à la première récolte), cet essai se rapproche plus du verger que de l’habituelle forêt de liège portugaise.

Actuellement, la première récolte d’un chêne liège ne peut être réalisée que 25 ans après sa plantation. Et cette première levée de liège, le démasclage, n’est pas utilisée pour la production de bouchon (sa surface étant trop irrégulière et sa texture insuffisamment élastique). Une fois l’écorce extérieure régénérée, neuf ans plus tard, la deuxième écorçage permet enfin la production de bouchons en liège. Soit 34 ans après la mise en terre. En moyenne, un chêne liège peut subir seize écorçages durant sa vie.

Pour le projet de R&D, la plantation de la forêt test est annoncée pour l’automne 2016. En tablant sur huit à dix ans d'établissement, les premières récoltes de liège sont donc attendues pour le printemps-été 2024-2026.

Objectif : productivité

En intensifiant la production de liège, l’objectif d’Amorim est d’accroître la productivité des forêts de liège. Et d’augmenter son potentiel d’approvisionnement, toujours plus important pour le premier transformateur de liège au monde (concentrant 35 % de la production planétaire).

 

* : Il s’agirait de la densité à plantation, qui serait réduite progressivement à 450 arbres par hectare (selon une sélection des arbres les plus solides).

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