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Amorim promet des bouchons en liège sans TCA
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Sous contrôle
Amorim promet des bouchons en liège sans TCA

Au terme de 5 ans et 10 millions d’euros d’investissement, le groupe portugais dispose d’une technologie de chromatographie rapide garantissant des lots sans TriChloroAnisole (TCA) détectable.
Par Alexandre Abellan Le 18 mai 2016
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Amorim promet des bouchons en liège sans TCA
Réduisant le risque TCA, le système Non Detectable Technology (NDtech) se positionne en complément des autres opérations curatives et contrôles préventifs. - crédit photo : Corticeira Amorim
A
vec NDtech, « le premier bouchon en liège naturel au monde garanti sans TCA relargable » est né, annonce fièrement Amorim. Au détour d’un astérisque, le leader mondial du bouchon* précise qu’avec son outil de contrôle, « la teneur en TCA pouvant être libérée est inférieure à la limite de quantification de 0,5 ng/l (analyse réalisée selon la norme ISO 20752) ». Cette performance est atteinte grâce au développement d’une technologie de chromatographie rapide testant, bouchon par bouchon, le niveau de TCA. Elle permet d’écarter tous les bouchons fautifs, présentant un risque de déviation organoleptique.
 
Dans un premier temps réservée aux bouchons haut de gamme du groupe (50 millions d’unités en 2016, 100 millions l’an prochain), cette technologie couronne la succession de mesures qualité et traitements curatifs d’Amorim (comme le traitement Rosa Evolution). Et l’outil NDtech remplace l’examen par chromatographie en phase gazeuse qui prenait « 14 min, ce qui le rendait inutilisable sur des lignes de production », précise un communiqué d’Amorim. « NDtech va apporter des niveaux de précision jamais atteints dans une démarche qualité qui se déroule en quelques secondes, même si les composés se mesurent par particules par billion », résume le docteur Paulo Lopes, responsable R & D d’Amorim.
Liège technologique
 
Validé par l’usage des lignes d’Amorim, le NDtech est également mis au banc d’essai par deux centres de recherche : Hochschule Geisenheim et Australian Wine Research Institute. Le procédé NDtech a été élaboré au terme de cinq années de recherche. Le groupe Amorim ne s’étend pas sur le surcoût de cet outil, et ne communique que sur l’investissement de 10 millions d’euros nécessaire à son développement. Le prix pour « offrir une technologie qui positionne sans conteste le liège au tout premier rang des bouchons du XXIe siècle », promet Carlos de Jesus, le directeur marketing d’Amorim.
 
En développant cette nouvelle garantie, Amorim entend bien consolider la dimension technologique et sécurisante de ses produits. Si Amorim affiche d’excellents résultats (4,2 milliards de bouchons commercialisés pour 603 millions d’euros en 2015, soit +8 %), la concurrence est ferme avec un discours technique se voulant toujours plus irréprochable. « Tous les bénéfices du liège sans les inconvénients » est, depuis dix ans, l’argument commercial angulaire de Diam (groupe Œneo). Avec sa technique de purification au CO2 supercritique de ses bouchons techniques, la gamme Diam propose, non seulement de retirer le TCA, mais aussi d’autres précurseurs d’arômes de moisi (le pentachloroanisole, le tétrachloroanisole, le 2,4,6-tribromoanisole…). 
 
 
*Le groupe représenterait 32 % des ventes mondiales de bouchons.
 

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