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Chiffres clés

Six faits marquants sur la conjoncture mondiale des vins

Mercredi 20 avril 2016 par Marion Sepeau Ivaldi
Article mis à jour le 21/04/2016 16:55:15

Les surfaces mondiales de vignes restent relativement stables.
Les surfaces mondiales de vignes restent relativement stables. - crédit photo : DR
A l’occasion de sa photographie annuelle de la conjoncture mondiale, l’Organisation internationale de la vigne et du vin a donné les grandes tendances de la production à la consommation en passant par les échanges mondiaux.

La Chine s’affirme comme second vignoble mondial

Si le vignoble mondial reste relativement stable en 2015 à 7534 millions d’hectares, ceux sont les équilibres entre pays qui bougent. Les pays traditionnellement producteurs continuent de perdre des surfaces tandis que les pays Nouveaux producteurs en gagnent. La Chine se place à nouveau second en termes de superficie avec 830 000 hectares, en hausse de 34 000 hectares. Le vignoble néo-zélandais continue également sa progression régulière s’établissant à 39 000 hectares.

 

Troisième année de forte production aux USA

Globalement, la production mondiale 2015 se situe à un niveau relativement élevé avec 274,5 millions d’hl, en hausse de 5,8 millions d’hl par rapport à la production 2014. Dans la bataille du premier producteur mondiale, c’est l’Italie qui l’emporte cette année face à la France avec 49,5 millions d’hl produits. Mais le fait marquant est sans doute l’affirmation du potentiel de production américain. Depuis trois campagnes, le pays produit environ 22 millions d’hl (contre 19 millions d’hl en 2012) et se positionne au quatrième rang mondial.

 

La consommation mondiale stagne toujours

Depuis la crise financière de 2008 et le net recul qu’elle a engendré sur la consommation mondiale, celle-ci ne redémarre pas. En 2015, la consommation mondiale s’établit à 240 millions d’hl, dans la moyenne des années 2009 à 2014. La dynamique observée avant 2008, avec une croissance régulière annuelle, n’est ainsi plus qu’un souvenir. Les Etats-Unis demeurent le premier consommateur au monde avec 31 millions d’hl, stable par rapport à 2014. En Europe, il est à noter un recul de la consommation en Autriche, au Pays-Bas et surtout en Russie (-7%) et Roumanie (-17,3% à 3,9 millions d’hl). Les marchés qui progressent sont l’Allemagne (à 20,5 millions d’hl soit autant que l’Italie) et le Royaume-Uni (à 12,9 millions d’hl, +2,4%). Ailleurs dans le monde, la Chine renouvelle avec la croissance après deux années d’arrêt : la consommation atteint 16 millions d’hl, en hausse de 3,2%. Le retour de la croissance est aussi présent en Afrique du Sud (+7,5%), où les classes moyennes consomment toujours plus. En Argentine, ceux sont 12,9 millions d’hl qui ont été consommés en 2015, en hausse de 3,2%.

 

Explosion de la valeur des exportations

Les exportations progressent en valeur de 10,6% (pour en savoir plus c’est par là) et s’établissent à 104,3 millions d’hl en volume (+1,8%).  L’Espagne demeure le premier exportateur de la planète en volume avec 24 millions hl et une part de marché de 23%. En valeur, c’est la France qui se place à la tête du podium avec 8,2 milliards d’euros et une part de marché de 29%.

Les importations de vin en vrac s’établissent à 102,6 millions d’hl, en hausse de 1,3 millions d’hl. Les dix premiers pays importateurs représentent 70% des volumes importés dans le monde. L’Allemagne demeure le premier pays importateur de la planète avec 15 millions d’hl, stable depuis 2012. La valeur de ses achats baisse de 3,6% par rapport à 2014. A noter la progression extrêmement marquée de la valeur des importations des USA : + 20,2% à 4,9 milliards d’euros.

 

Vrac et effervescents toujours sur la pente ascendante

Le vrac et les effervescents sont toujours autant deux marchés porteurs. Les exportations de vrac ont connu une progression des volumes exportés à 3,8% mais une perte de valeur de 3,5%. Si les vins en bouteilles perdent du terrain en volume, mais progressent nettement en valeur à 10,5%. Les vins conditionnés représentent 72% de la valeur totale des vins exportés.

Côté effervescents, la progression en volume est de 5,6% et en valeur de 10,8% par rapport à 2014.

 

Fléchissement de la production 2016 dans l’Hémisphère Sud

En prenant toutes les précautions qui s’imposent, l’OIV annonce que la production 2016 dans l’Hémisphère Sud est plutôt sur une tendance baissière. Le Brésil souffre notamment de conditions climatiques défavorables. A ce tableau de déclin de la récolte, deux exceptions émergent cependant : l’Australie et surtout la Nouvelle-Zélande qui connaît une année très satisfaisante avec une progression de la quantité mais aussi de la qualité des raisins.

 

 

 

 

 

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