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Terre du Midi cherche le consensus

L'assemblée constitutive de l'IGP Terre du Midi s'est tenue le 8 avril. Une nouvelle occasion pour affirmer son ambition de se placer sur le créneau des « blends » à un prix d'entrée de gamme.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 13 avril 2016
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Terre du Midi cherche le consensus
L'IGP Terre du Midi cherche à tout prix à obtenir un consensus et renonce à toute indication du cépage. - crédit photo : DR
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’IGP Terre du Midi poursuit son avancée malgré les critiques et débats qu’elle suscite. Cette IGP qui a vocation d’être le réceptacle des IGP de départements de l’Aude, du Gard et de l’Hérault, vient de donner un nouveau signal de sa volonté d’éclore et de trouver sa place dans la construction de l’offre des vins du Languedoc. Ses membres fondateurs ont ainsi tenu, le 8 avril, l’assemblée constitutive de l’ODG qui portera son cahier des charges. Ce dernier a été modifié pour introduire un article précisant que Terre du Midi ne revendiquera pas le cépage, assurent les responsables du conseil d’administration de l’ODG. Par ailleurs, les mentions complémentaires, qui permettaient d’utiliser le cépage, se voient supprimer cette possibilité. Un point qui en satisfera certains

Mais d’autres restent très méfiants. « Je ne suis pas pour la création de Terre du Midi », affirme ainsi Gérard Bancillon, des Collines du Bourdic, pour qui la nouvelle IGP conduit à brouiller les cartes de la hiérarchisation régionale et surtout fait peser le risque d’une baisse des cours des IGP. Selon lui, il y aurait d’autres solutions. « La création d’une interprofession commune entre toutes les IGP permettrait de présenter une hiérarchisation soutenue par tous les producteurs et débattue avec le négoce », indique-t-il. Toujours en matière de gouvernance, le regroupement de toutes les ODG d’IGP sous une ODG commune est aussi évoqué, notamment par les vignerons coopérateurs. Enfin, la création de mentions complémentaires évoquant les départements à l’IGP d’Oc est aussi étudiée mais soulève des questions. « L’IGP d’Oc, c’est déjà 400 000 hl de vins d’assemblage. Cependant, cette option ne résout pas la question des rendements : 90 hl/ha pour les Pays d’Oc et 120 pour les IGP de départements. »

 

Tags : Languedoc IGP
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Tous les commentaires (1)
craoux Le 13 avril 2016 à 12:20:07
Ce qui interpelle dans ce projet c'est qu'il a pris corps en 2015 : on est donc dans une démarche de création d'une néo IGP, largement déconnectée (euphémisme !) de la vague de reconnaissance initiale en IGP par l'UE pour les dossiers déposés au plus tard au 31 déc. 2011. Comment les porteurs du projet peuvent-ils être en mesure de fonder leur démarche notamment sur une réalité économique ante (constatable, démontrable voire évaluable) comme l'exige l'OCM pour la reconnaissance des IGP .... comme ce fut déjà requis pour la vague de reconnaissance "implicite" des vins de pays préexistants en IGP (VDP en France, IGT en Italie etc. ...) au passage à l'OCM réformée en 2008. Si l'INAO et le Minagri passent outre et acceptent le projet ... c'est à n'y rien comprendre.
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