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35 000 emplois en sursis avec l’arrachage de vignes : "les salariés ont peur pour l'avenir"
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Alerte
35 000 emplois en sursis avec l’arrachage de vignes : "les salariés ont peur pour l'avenir"

Burn-out, licenciements et plans sociaux frappent aussi le vignoble : la crise viticole n’épargne pas les salariés. Et la réduction de potentiel de production viticole emporte également l’activité des territoires. "On sous-évalue l’impact sur l’emploi de l’arrachage" prévient Thomas Puig, représentant des salariés de la filière vin.
Par Alexandre Abellan Le 28 novembre 2025
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35 000 emplois en sursis avec l’arrachage de vignes :
« On entend parler des effets de la crise sur les exploitants, mais les salariés sont aussi concernés » prévient Thomas Puig. - crédit photo : Alexandre Abellan
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 Un domaine viticole qui licencie 2 ou 3 salariés, ça ne se voit pas. Mais quand on cumule… » laisse en suspens Thomas Puig, le représentant des salariés de la filière viticole au conseil spécialisé vin de FranceAgriMer, rencontré à l’occasion du salon Sitevi. Constatant que les plans sociaux et licenciements deviennent de plus en plus fréquents dans la filière vin, le responsable amont de cave coopérative languedocienne souligne qu’il est difficile de chiffrer l’ampleur des pertes d’emploi dans le vignoble. Mais sachant que le vignoble français s’étend sur 750 000 hectares pour 440 000 emplois directs et indirects, il y a 1 salarié pour 1,7 ha de vigne et avec les campagnes d’arrachage passées et futures, la réduction de 61 000 ha mettrait 35 000 salariés sur le carreau. « Le calcul vaut ce qu’il vaut, mais cela permet de voir que l’on sous-évalue l’impact sur l’emploi de l’arrachage de vignes » souligne Thomas Puig.

Dans le plan national de crise tout juste annoncé, « la priorité est mise sur les exploitants, et je le comprends, mais on ne parle pas des salariés. Il faudra rapidement nous inclure dans les discussions. L’ensemble des parties prenantes doivent être réunies. Tout le monde est concerné » souligne Thomas Puig, d’autant plus sur le salon Sitevi où se réunissent producteurs, fournisseurs et prestataires : c’est « une filière araignée. Toutes les branches sont impactées, sur tous les territoires. Certains peuvent se vider de leurs populations » en perdant la vigne qui fait vivre le tissu économique. « Il est difficile de retrouver un emploi similaire. Il y a besoin d’accompagnement sur l’ensemble des postes. Il faut trouver des solutions de reclassement, d’accompagnement, de formation… » indique le représentant des salariés.

Notre filière est une filière d’avenir

« Une campagne d’arrachage est une bonne chose pour aider ceux qui le veulent à s’arrêter, mais il faut aussi soutenir ceux qui veulent s’engager et continuer. Les politiques prennent des décisions qui donnent plus une vision d’arrêt d’activité. Je dis et je scande que notre filière est une filière d’avenir, il faut pouvoir lui en donner les moyens » porte Thomas Puig, qui sensibilise sur d’inquiétants signaux d’alerte : « la filière est en tension, la situation psychologique des salariés se dégrade. On voit de plus en plus de burn-out. Un stade où l’on ne peut plus se lever pour aller travailler. Les salariés ont peur pour l’avenir et le mal-être est en train d’augmenter chez les viticulteurs et salariés. » Pour les personnes en difficulté, un réseau d’élus MSA est dédié à la prévention et à l’accompagnement du burn-out, un sujet récent dans le monde viticole souligne Thomas Puig. Qui partage avec le vignoble l'objectif de ramener de la rentabilité dans la production et la commercialisation de vin pour que les entreprises puissent regagner en sérénité, pour leurs dirigeants et leurs salariés.

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Tous les commentaires (4)
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Ali Le 06 décembre 2025 à 23:30:23
Nous y voilà, la véritable économie est là, si le secteur privé se casse la gueule, trembler pour le secteur publique,car c'est bien le privé qui finance le publique et pas l'inverse, le jour où la France deviendra Grèce je rigolerai de tout mon cœur, car le secteur publique mourra tout simplement et nous privatiserons tout avec une concurrence biensur ,c'est la seule voix véritable pour sortir la France de l'orniere, trop d'abus du secteur publique mènera à sa mort ,seul voix à suivre Concurrence et Privatisation ,tout les pays qui ont accepté les lois du marché se sont enrichis et transformés radicalement, moins l'état pèse dans un pays plus celui ci est dynamique
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jules Le 02 décembre 2025 à 13:38:46
Comme il est cité dans l'article : Les politiques prennent des décisions qui donnent plus une vision d'arrêt d'activité. Je partage cette vision et je crois que l'on peut s'interroger sur l'utilité des nombreux postes de salariés administratifs dans toutes les strates que la filière supporte, en vrac : france agrimer, chambres agricultures, ODG, interprofessions, syndicats, GDA, MSA, DDT etc... Est-ce que seuls les producteurs doivent subir le plan social? Est ce que seuls les survivants devront porter toutes ces masses salariales dont l'activité suit le déclin en cours?
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Olivier Metzinger Le 28 novembre 2025 à 13:07:53
@ lecteur éclairé, malheureusement je pense que l'estimation est juste voir sous estimé. Parce qu'on parle juste des emplois agricole sur les exploitations et chez les fournisseurs. Mais quand le tissu économique de la campagne s'effondre, c'est toute les filières qui trinquent, le boulanger, l'épicier, le coiffeur, les écoles, les collectivités, etc... Pas seulement la filière viti et ses fournisseurs direct.
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Lecteur éclairé Le 28 novembre 2025 à 11:11:04
Bonjour M. Abellan, Dans votre article, M Puig annonce très clairement que son estimation des pertes d'emplois est très basique et hautement discutable. Mais cela ne vous empêche pas de le rependre tel quel dans votre titre, sans aucune modération ou utilisation du conditionnel. Je trouve cela clivant, putaclic, anxiogène et absolument indigne d'un journaliste. N'est il pas possible de sensibiliser vos lecteurs sur ce sujet autrement qu'en adoptant les codes des clasheurs de TikTok et d'Hanouna ? Bien à vous.
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