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Pourquoi vend-on moins de vin ? Il ne parle pas aux clients ! "Le consommateur n'a pas votre connaissance. Il est con, le consommateur."
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Parole d’Olivier Dauvers
Pourquoi vend-on moins de vin ? Il ne parle pas aux clients ! "Le consommateur n'a pas votre connaissance. Il est con, le consommateur."

Pro de la provoc', le journaliste Olivier Dauvers jette plusieurs pavés dans la filière vin pour sortir la filière vin de sa torpeur et la pousser à se révolutionner face à la réalité des marchés : la concurrence frontale avec la bière, la peur de se tromper du consommateur face à la complexité de l’offre… "N'oubliez pas que celui qui a le pouvoir, c'est celui qui vous fait vivre, c'est le consommateur" plaide l’expert de la grande distribution, quitte à cliver.
Par Alexandre Abellan Le 26 octobre 2025
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Pourquoi vend-on moins de vin ? Il ne parle pas aux clients !
« On va gagner du temps je vais vous faire un plaidoyer pour une révolution » lance Olivier Dauvers, voulant passer d’un constat de déconsommation à un plan de déconstruction du vin. - crédit photo : Jean-Luc Stadler/Région Grand Est
I

l cause plus… Il flingue. « Si je vous ai choqué, honnêtement, ce n'est pas très grave. Si ça a permis de phosphorer, de provoquer vos réflexions par ailleurs, ça m'ira très bien » lance le journaliste et chroniqueur Olivier Dauvers au terme d’une demi-heure des plus iconoclastes pour les membres de la filière vin ce 21 octobre à Strasbourg, lors de l’European Wine Day. Se définissant comme le monsieur conso du groupe M6 (officiant aussi sur RTL), l’expert de la grande distribution n’a pas fait dans le détail. « Il n'y a pas une crise de surproduction. Ne vous trompez pas. Le sujet c'est pourquoi on ne consomme plus assez de vins et non pas pourquoi on en produit trop » pose Olivier Dauvers, l’ingénieur de Purpan (Haute-Garonne) reconnaissant qu’« évidemment on pourrait dire que l'un et l'autre sont liés, mais il faut quand même prendre le problème par le bon bout. »

Menant tambour battant sa conférence « sans faire dans la nuance », le chroniqueur originaire du Gers estime tout simplement qu’« il faut presque tout casser et tout reconstruire » et appelle la filière à sortir de sa zone de confort pour s’extraire d’une spirale décliniste : « les mêmes causes produisant les mêmes effets, dans dix ans on se retrouve ici et vous chroniquerez encore le fait qu'il y a trop de production ». Confirmant qu’« objectivement il y a un état d'urgence » sur la consommation de vin, Olivier Dauvers plaide pour une vision de marché dépassionnée, froide et clinique pour permettre une analyse juste. Commercialement, « le vin n'est pas un produit différent des autres (viande, yaourt…). C'est un produit où le client peut acheter ou ne pas acheter. Et pourquoi le fait-il ? C'est ça qu'il faut comprendre : les ressorts de consommation » explique le journaliste.

Transferts du vin vers la bière

Concrètement, les ressorts de la déconsommation d’alcool en général et de vin en particulier sont générationnels : les consommateurs de vin sont âgés et de classes sociales aisées, les jeunes consomment moins d’alcool en général et préfèrent la bière au vin. Sachant que la déconsommation de vin touche tous les âges (-37 % pour les plus de 65 ans et -48 % pour les moins de 35 ans entre 2019-2023 et 2007-2011 d’après Circana), comme le développement des bières (+32 % sur cette période pour les plus de 65 ans et +47 % pour les moins de 35 ans).

D’après les panels Nielsen IQ, 27 % des pertes de chiffre d’affaires des vins tranquilles en 2024 se sont faites au bénéfice d’autres boissons alcoolisées : +28 millions € pour les bières et +6 millions € pour les vins mousseux. En somme, « le marché naturel du vin est en train de se rétrécir » et « dans le même temps, il y a une bascule au sein des consommateurs d'alcool entre le vin et la bière. Le vrai sujet, c'est comment on crée de la désirabilité sur le vin par rapport à la bière, qui est aujourd'hui bien meilleure que le vin vis-à-vis de cette jeune génération » résume Olivier Dauvers, pour qui « vous avez un sujet dans la filière vin avec la bière. Ne faites pas semblant de ne pas le voir. »

Compréhension de l’usage

Face à ces constats, « vous avez bien compris qu'il faut renverser la table. Sinon, il n'y a aucune raison que ça aboutisse » poursuit le chroniqueur, qui relève des tendances inspirantes pour relancer la filière vin. À commencer par le développement des ventes de vin rosé « désormais pas loin de se rapprocher du rouge » porté par « une compréhension de l'usage : le moment de consommation du rosé, je n'ai pas besoin de vous le décrire, vous l'avez tous compris. Le moment de consommation du rouge, alors là, c'est vachement plus compliqué, surtout pour des jeunes générations » prévient Olivier Dauvers.

Qui relève une deuxième tendance positive : le développement des IGP de cépage par rapport aux vins AOC : « quand on parle de cépage, on est sur un produit qui est plus facile à comprendre. Et vous, vous êtes en train de lui vendre la complexité d'un assemblage où vous avez 18 cépages, où le merlot rajouté en fin de truc fait toute la complexité... Personne ne comprend rien, à part vous, peut-être, et des experts, mais pas le consommateur » interpelle Olivier Dauvers, qui invective la filière : « arrêtez de me casser les pieds avec des sujets que je ne comprends pas. Le consommateur n'a pas votre connaissance. Il est con, le consommateur. C'est d'ailleurs la première syllabe. Je force le trait, vous avez bien compris. »

C’est la loterie

Mais au-delà de la provocation, le cépage est un outil de reconnaissance et de réassurance pour le client : « le coup d'après, ça va être plus facile de racheter un chardonnay puisque je sais ce que j'aime. Alors que quand vous me vendez des vins hyper compliqués, c'est la loterie. D'ailleurs, combien de consommateurs disent "j'espère que je ne me suis pas trompé" ? Vous imaginez la consommation d'un produit dont c’est le claim du client quand il rentre à la maison ? »

Se concentrer sur le consommateur

Le développement des ventes en bag-in-box (BIB) constitue une autre tendance positive à suivre pour Olivier Dauvers, qui appelle les producteurs réticents à sortir de leur tour d’ivoire : « n'oubliez pas que celui qui a le pouvoir, c'est celui qui vous fait vivre, c'est le consommateur. S'il a décidé que le fractionnement de sa consommation était la manière dont il voulait consommer une partie du vin qu'il va acheter, alors faites en fonction de lui. » Le BIB ayant une valeur d’usage, comme le rosé et les cépages : « ces trois tendances majeures vous donnent la clé de consommation. Je consomme un produit si je comprends ce que j'achète et si j'en comprends l'usage » résume le chroniqueur qui propose donc une révolution.

Plein le cul de vos blasons, de vos typographies, de vos dorures

Revendiquant de ne pas faire dans la finesse*, Olivier Dauvers propose de répondre aux principaux défauts du vin : face à une offre pléthorique, élitiste et impénétrable pour le commun des consommateurs, il propose aux points de vente de réduire de moitié l'assortiment en GD et de mettre le consommateur au centre du rayon (avec des sélections par prix ou accords mets et vins, plus par région de production). Pour les opérateurs du vin, il appelle à « sortir de l'étiquette à la française. Il y a en a plein le cul de vos blasons, de vos typographies, de vos dorures à chaud, de vos superlatifs de grande réserve... » attaque le chroniqueur, qui cite des marques de bières plus décontractées : la quéquette, l'extralarge, la levrette… Appelant à un « marketing de l’audace », Olivier Dauvers conseille un repositionnement de marques du vin pour se rapprocher des consommateurs et de leurs usages.

Marques > AOC

Ce qui implique de faire primer les marques sur les AOC pour le consultant : « le monde n'est plus aux appellations, il est aux marques » assène-t-il, soulignant que si des appellations sont des marques (comme Champagne), il faut rehiérarchiser la présentation des vins pour que l’AOC cède le pas aux marques pour gagner en visibilité auprès du consommateur. « Je ne suis pas en train de dire qu'il faut tuer les AOP, l'INAO, que sais-je encore » nuance Olivier Dauvers, pour qui « une marque, c'est quelque chose qui définit une promesse qui va toujours être réalisée à peu près de la même manière ».

Appelant à la création de marques prenant le pas sur les AOC pour homogénéiser la lecture du marché, Olivier Dauvers conseille également de simplifier l’offre en retirant la mention de millésimes pour les vins vendus moins de 5 € qui n’apporte rien pour lui : « vous avez en face des gens qui ne sont pas capables de voir la différence », alors que se passer de cette information « n'a que des avantages : plus de souplesse dans la production et dans les assemblages, un lissage des prix d'une campagne à l'autre... » Faisant le show, Olivier Dauvers enchaîne les punchlines à faire naître le clash. Président de la Confédération Nationale des producteurs de vins et eaux de vie de vin à Appellations d'Origine Contrôlées (CNAOC), le vigneron alsacien Jérôme Bauer interpelle le conférencier sur la suppression du millésime : « je suis tout à fait convaincu, le millésime est une connerie pour les vins pas chers, mais seulement c'est bien la grande distribution qui le demande. Comment peut-on faire pour convaincre la GD qu'on n'a plus besoin de mettre un millésime ? »

Fichue habitude d’oublier les faits

« Est-ce que la GD met du millésime sur ses marques de distributeurs ? De moins en moins, elle a déjà fait ce mouvement » réplique Olivier Dauvers, critiquant une filière vin qui a « la fichue habitude d'oublier les faits, et parfois même de les rhabiller pour que ça serve vos convictions ». Appelant à une plus grande « ambition intellectuelle » dans le vignoble, le journaliste estime que « le sujet ce n'est pas la GD, c’est déjà qu'il n’y ait plus de millésimes de manière collective. Vous n'avez pas besoin de la GD pour ça. » Également interpellé par Jérôme Bauer sur le risque que des marques soient délocalisables dans leur approvisionnement contrairement à des AOC ancrées dans le terroir, Olivier Dauvers reste ferme : « à un moment donné, acceptez l'idée qu'il va falloir renverser la table et ne mettez pas de côté des solutions. Acceptez au moins de ne plus raisonner comme avant. Le terroir, n'est plus la clé pour le consommateur ordinaire. Peut-être qu'on produira du vin ailleurs, s'il est mieux compris par le client, mais ce n'est pas grave. »

Enfonçant le clou, le chroniqueur se veut prophétique : « si vous ne faites rien, vous allez quand même crever. À un moment donné, il faut qu'on vous le dise les yeux dans les yeux. Le niveau de consommation actuel est tel qu'on a trop de vignerons en France et en Europe. Donc il va falloir faire une sélection. Elle va se faire naturellement, c'est triste, socialement je suis totalement d'accord. » Secouant son auditoire, Olivier Dauvers apporte cependant un peu plus de nuance qu’il ne l’assume : « je ne vous dis pas que j'ai la vérité en vous montrant quelques exemples comme ça, mais je veux juste vous provoquer sur le fait qu'il va falloir changer la façon de le vendre. » Ne nous fâchons pas…

 

* : « Ça manquera un peu de nuance par moment, mais de toute façon, vous n'êtes plus au stade de la nuance. Vous êtes au stade de vous faire challenger » martèle Olivier Dauvers.

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Tous les commentaires (11)
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JennyLloret Le 07 novembre 2025 à 20:24:19
Ce n'est pas le consommateur qui est ?con?, c'est le secteur qui reste coincé à l'ère du fax. Aujourd'hui, la vraie accessibilité du vin passe par le web, par des contenus clairs et optimisés. Tant qu'on ne parlera pas au public là où il se trouve, c'est à dire sur son smartphone ? on pourra toujours débattre des AOC, des prix ou de la GD? mais on ne vendra pas plus.
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Constantin Stergides Le 03 novembre 2025 à 14:05:33
Ce que dit Monsieur Olivier Dauvers n'est pas neuf ? contrairement à ce qu'il croit. Cela fait 40 ans qu'on entend le même discours, en général dans les grands salons du vin, par des spécialistes du marketing avec leurs diapositives PowerPoint. "Simplifiez ! Démystifiez ! Le système d'appellations est trop complexe !", etc., etc. Ils ont tout faux. La puissance du vin, son avantage comparatif par rapport à tous les autres produits alimentaires, est justement sa complexité ! Une complexité que tout le monde nous envie et que tous les concurrents ont essayé de copier. « Les jeunes ». Ah, les jeunes. Qui sont exactement ces jeunes qui ne boivent pas de vin ? Mais les 18-25 ans n'ont jamais été consommateurs de vin, même par le passé. Ils découvraient le vin à travers des Mateus et des Liebfraumilch, avant de progresser vers des choses plus sérieuses. Cela a toujours été ainsi, et cela reste le cas. Les vins de marque ? Les vins de marque qui ressemblent (copient) aux « craft beers » ? Mais il y en a plein de « French Bastard », de « Yellowtale » et d'autres sur le marché. Il y a déjà beaucoup de produits comme ça. Pourquoi démolir une histoire viticole et vinicole construite patiemment, avec sacrifices et sueurs de plusieurs générations, pour faire plaisir à qui exactement ? À la Grande Distribution, aux concurrents du Nouveau Monde qui, eux, investissent de plus en plus dans le concept des appellations ? C'est ridicule. Actuellement, le secteur du vin est en panique et risque de jeter le bébé avec l'eau du bain. Mais la panique n'est pas un bon conseil. Le vin possède une valeur inhérente que n'a aucun autre produit alimentaire : sa complexité gustative, qui, de plus, se reflète dans sa provenance, son histoire, son appellation et son étiquette. En d'autres termes, il procure à la fois émotion et plaisir intellectuel. Quel autre produit peut assurer cela ? En fait, quel autre produit, parmi tout ce que l'on avale ou fume, peut avoir en bouche la complexité d'un bon vin ? Aucun ! Même les créations d'un chef étoilé n'ont pas la capacité qu'a le vin d'évoluer au verre et en bouche, dévoilant une complexité inouïe. Ils ont de l'intensité, oui, mais pas la même complexité. Qu'est-ce qui est plus complexe : un morceau de truffe ou un vieux Barolo ? Le problème de la crise actuelle n'est pas le vin en soi. Le fautif ici n'est pas le vin. Ne cherchons pas à le changer, à le démolir, à le déconstruire. Nous traversons ? l'Occident ? une crise de civilisation, et le VIN (représentant absolu de ses valeurs) paie en partie les frais. Mais ça, c'est une autre discussion?
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Geoffrey BASTIDE Le 30 octobre 2025 à 07:22:40
L'analyse est intéressante, sauf qu'elle ne traite que du marketing du vin. Mais comment fait on avec les causes profondes ? Le vin est associé à la gastronomie mais elle recule, adapté à des moments de partage dans un monde où c'est l'individualisme qui prime, c'est un produit accessoire dans un panier moyen qui se réduit pour les consommateurs, cest un produit qui est cœur d'une culture francaise dans un monde d'appauvrissement et de généralisation culturelle...Bref, il faudrait transformer le vin pour qu'il ne soit plus le vin. Et en effet, comment remarketter ce produit alors que tout est verrouillé par la loi quand il s'agit de publicité ou même de communication ? Non, les volumes consommés perdus ne reviendront pas, croire en la croissance éternelle est un leurre, et l'expert est une solution qui a ses limites, en terme de volume et de prix. Il faut regarder la vérité en face, et arracher ce qui ne se vend pas ou ce qui n'est plus assez rentable
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Paco Le 29 octobre 2025 à 10:59:16
Dommage qu'il ne par pas de la loi Evin qui nous oblige à courir le 100 m avec un sac de plomb dans le dos !!
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MG Le 28 octobre 2025 à 09:01:18
@Blanchard, c'est un rouge lime. Au restaurant/routier avec mes grand-parents, je buvais cela étant petit (mais plus de 14 ans) quand on trouvais de la limonade pression mais pas celle en bouteille.
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Stéphane Boutiton Le 27 octobre 2025 à 16:35:08
Olivier Dauvers est un spécialiste de la GD... et si nous remettions des cavistes dans les rayons...des sommeliers dans les restaurants...cela irai peut-être mieux?
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Blanchard Le 26 octobre 2025 à 22:55:45
Quitte à faire hurler les puristes, il est temps d'ouvrir les yeux et de chercher à interresser la jeune génération par des produits qui vont les faires "kiffer" et faire le buz. En espagne ils ont un produit qui s'appel Tinto de verano, c'est un mélange de vin rouge et de limonade sans sucre. Avec un bon packaging et une bonne pub ça peut créer un engouement et faire decouvrir le vin à cette jeunesse. Je sais que cela peut être pour certains un sacrilège mais c'est un sacrilège qui amènera des revenus.
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pg Le 26 octobre 2025 à 16:45:36
Article intéressant. Pas toujours le cas...Cela suscite en moi réflexions quant à la commercialisation de mes vins. Je me tâtais pour élargir ma gamme au-delà de mon appellation pour investir le créneau des vins de France.... Pas de contrainte . Pas de taxe à verser à un syndicat indigent. Miser sur la reconnaissance locale de mes vins sans avoir de compte à rendre. Laisser libre cours à mon imagination , que ce soit au niveau de l' habillage des bouteilles comme de leur contenu. Pas sur que les résultats soient mirobolants. Mais qui ne tente rien n' a rien ? Cependant , convaincu que le chemin sera long et escarpé , je ne peux oublier la constat d' un de mes Amis vignerons bordelais : " on a beau tout essayer , rien ne marche " . Alors essayons . Petit pour commencer . Je tomberai de moins haut . Pour recommencer ...
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Olivier Metzinger Le 26 octobre 2025 à 15:12:12
Il est évident que nos produits sont trop compliqués pour une grande majorité de gens. Nous pouvons choisir de nous adresser uniquement à un panel de connaisseurs comme le suggère @raffard jp, mais mécaniquement c'est déjà se priver de 80% de potentiels consommateurs. Au delà des régions, des AOC ou autres nous devons inventer un outil simple qui permettrait à tout le monde de savoir ce qu'il achète et ce qu'il trouvera dans la bouteille. Même moi vigneron quand il s'agit d'un vin d'une autre régions je me suis retrouvé avec un blancs légèrement sucré alors que je voulais boire un sec, idem avec du rosé. Ce n'est pas la qualité intrinsèque du produit qui est dérangeante, c'est le fait de ne pas répondre à l'attente du consommateur, à son envie qui génère une déception. Les autres produits concurrents sont facilement identifiable, nous devons collectivement pouvoir gérer ce problème avec le vin, au moins au niveau national, voir européen. Ce n'est pas tant la qualité des produits qu'il faille expliquer, mais plutôt de quel type de vin on parle. Nous pourrions trouver des outils simples, visuels permettant à tout le monde de savoir ce qu'il aura dans son verre.
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Raffard jean Philippe Le 26 octobre 2025 à 09:54:53
"Le terroir, n'est plus la clé pour le consommateur ordinaire. Peut-être qu'on produira du vin ailleurs, s'il est mieux compris par le client, mais ce n'est pas grave." Qui vous parle de consommateur ordinaire, M. Dauvers? C'est dans ces périodes infiniment troublées où l'on mélange tout que certains voudraient balancer des décennies de travail scientifique sur les terroirs, les cépages, les maladies, les savoir-faire, au nom d'un pseudo "dictature" du consommateur ordinaire qui arrange bien la GD. Rappelons nous qu'il y a "les bons vins et les autres" et je peux vous dire que les jeunes autour de moi savent parfaitement apprécier un bon vin, en retenir le nom, l'AOP, le millésime, etc. Les jeunes ne sont pas tous ces abrutis gavés de marques internationales que vous décrivez- en m'excusant de manquer de nuances ! Génération Vignerons
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Dams1977 Le 26 octobre 2025 à 08:52:09
Complètement d'accord avec ce monsieur. L'INAO,France Agrimer, les syndicats, les vignerons : nous sommes en partie responsables de la déconsommation (en dehors bien sûr des messages sanitaires et du climat anxiogène de notre société). Notre offre en AOC, dans son immense majorité, est devenue inaudible et incompréhensible pour le consommateur. Nous le faisons fuir par notre complexité. Nous imaginons pouvoir vendre d'importants volumes d'un produit que, souvent, nous ne savons même pas identifier nous-mêmes. Nous devons radicalement simplifier notre offre en regroupant certaines appellations sous une AOC commune et en segmentant clairement les niveaux de qualité et de prix. Par exemple, en créant des segments tels que « Tradition », « Réserve » et « Grande Réserve », correspondant à des niveaux de qualité facilement reconnaissables par le consommateur, aussi bien en goût qu'en prix. Avoir une identité, un goût facilement identifiables par le consomateur. Je trouve dramatique qu'après tant d'années de crise, nos dirigeants ? nos « barons » et « marquis » ? refusent encore de voir l'opportunité qui s'offre à nous de réécrire notre offre pour demain. Si nous arrachons sans rien changer de notre offre nous allons pouvoir arracher sans fin jusqu'à notre disparition. La seule constante de l'humanité, c'est le changement. Les consommateurs ont changé, nous devons changer, et nos produits doivent évoluer avec eux.
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