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Où en est Pestiriv, l’étude d’exposition aux pesticides en zones viticoles ?
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Pendant les traitements
Où en est Pestiriv, l’étude d’exposition aux pesticides en zones viticoles ?

Le point avec l’Anses sur l’avancement du protocole de questionnaires et de prélèvements dans les foyers voisins de vignobles, ainsi que sur les échanges avec les institutions viticoles.
Par Alexandre Abellan Le 02 août 2022
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Où en est Pestiriv, l’étude d’exposition aux pesticides en zones viticoles ?
Actuellement dans les temps, l’étude doit présenter ses résultats en 2024. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
A

yant défrayé la chronique du vignoble, l’étude d’exposition aux pesticides chez les riverains de zones viticoles et non-viticoles (PestiRiv) se poursuit désormais dans un cadre plus apaisé pendant cette campagne viticoledans six régions (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur*). D’octobre 2021 à février 2022, l’étude a commencé par une première partie suivant 790 foyers tirés au sort à proximité de vignobles pendant l’hiver (en dehors des traitements). Fixé par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'Alimentation, de l'Environnement et du Travail (ANSES) et l'agence nationale de santé publique (Santé Publique France), le protocole a atteint son objectif de recruter a minima un adulte répondant aux questionnaires par foyer et un enfant dans un foyer sur deux.

D’avril à août 2022, l’étude en est actuellement à sa deuxième phase d’enquête et de prélèvement auprès de plus de 2 000 foyers en France. Reprenant le suivi des foyers de la première phase, le protocole double le nombre riverains de zones viticoles avec de nouveaux recrutements et intègre des témoins hors zone viticole. 2 000 à 2 500 foyers seraient actuellement suivis (les chiffres ne sont pas encore connus), IPSOS remplissant à chaque fois un questionnaire, prélevant des cheveux et des urines, mesurant la qualité de l’air, prenant des échantillons de poussière et d’aliments…

Questionnaires viticoles

N'envisageant plus de contacter les vignerons à proximité des foyers suivis, l’ANSES prévoit d’envoyer des questionnaires aux représentants de la filière vin pour récolter les informations de traitements sur les communes suivies par Pestiriv. « On ne cherche pas à déterminer si le nanogramme de telle substance que l’on a repéré chez tel participant provient de telle ou telle parcelle » explique Ohri Yamada, le responsable de phytopharmacovigilance de l’ANSES, précisant qu’ici « l’approche est plus populationnelle. Dans l’ensemble on va essayer de repérer les facteurs qui ont joué sur le niveau d’exposition. » Demandant aux organismes de la filière le type de produits phytopharmaceutiques utilisés chaque semaine/quinzaine (y compris en plan de lutte obligatoire contre la cicadelle de la flavescence dorée), l’ANSES va également s’intéresser aux taux de certifications environnementales des vignobles étudiés.

Sans tirer de conclusions locales. « L’étude Pestiriv est bien une étude nationale. Plus voir ça d’un point de vue statistique. Est-ce que dans l’ensemble on va repérer des choses qui influencent les niveaux d’exposition qui vont être mesurés » précise Ohri Yamada.

 

* : L’ANSES ne souhaite pas plus préciser les lieux d’étude, les prélèvements se poursuivant à date.

 

 

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