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Philippe Brisebarre
"L'enjeu majeur, c'est la création de valeur" pour les vins AOP et IGP

Le vigneron de Vouvray prend la présidence du conseil permanent de l'INAO, avec l'objectif de valoriser les AOP, IGP et autres signes officiels. Qu'il souhaite aussi pérenniser en réussissant le renouvellement des générations du personnel de l'institut.
Par Alexandre Abellan Le 06 mai 2022
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« Il faut s’adapter et évoluer en fonction de tout ce qui bouge autour de nous : changement climatique et décarbonation » pointe Philippe Brisebarre. - crédit photo : DR
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yant déjà participé à des commissions transversales de l’Institut National de l’Origine et de la Qualité (INAO), le vigneron ligérien Philippe Brisebarre s’attelle «  à un travail au spectre plus large que le cadre du comité du vin » en prenant la présidence du comité national de l’INAO ce début mai (après avoir co-présidé le comité vin, avoir participé aux commissions scientifiques, aux travaux de protection du foncier…). Face à l’ampleur des sujets à traiter, Philippe Brisebarre se donne comme « objectif numéro un la valorisation des signes de qualité. Ce n’est pas pour faire joli qu’on les met. »

Rappelant que son prédécesseur, le viticulteur Jean-Louis Piton, a créé une commission économique, le vigneron de Vouvray affirme « un message fort : l’enjeu majeur, c’est la création de valeur. La politique des signes de qualité est un outil, pas une fin en soi. C’est une politique de l’offre qu’il faut faire reconnaître. » Si la communication est gérée par les filières (bio, AOP et IGP du vignoble, de l’élevage, des fruits et légumes, etc.), l’INAO souhaite les accompagner en soutenant l’innovation. « Les produits sous signes de qualité ne sont pas là pour regarder passer les trains, mais pour répondre aux enjeux sociétaux et environnementaux qui se posent » indique Philippe Brisebarre, qui note l’important de la décarbonation et de l’adaptation au changement climatique. Des évolutions nécessaires alors que « les temps s’accélèrent. Il faut s’adapter à vitesse grand v, qui n’est pas à confondre avec de la précipitation » prévient le vigneron, appelant les signes de qualité à « ne pas perdre son identité, son image, son capital ».

Renouvellement des agents

Alors que le vignoble fait également face au défi du renouvellement des générations, l’INAO va aussi devoir se préparer à un départ de ses agents : « c’est un enjeu majeur à court terme. Une génération d’agents expérimentés et historiques, ayant accompagné les AOP pendant des années, va partir à la retraite : il faut que cette expérience se transmette. Sinon, je crains que le jour de leur départ cela fasse un grand vide » prévient Philippe Brisebarre.

 

 

 

 

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Tous les commentaires (1)
J.Henry DAVENCE Le 09 mai 2022 à 08:06:20
L'enjeu majeur est la valorisation, c'est certain. Je suis dubitatif quant au choix de Philippe Brisebarre pour mener ce dossier. En effet, Vouvray son appellation est une des moins bien valorisée de la Loire... malgré son implication et ses interventions depuis plus de deux décennies.
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