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Un an de plus
Jean-Marie Fabre réélu président des Vignerons indépendants de France

Le vigneron audois entame son 4ème mandat à la tête de la fédération nationale viticole. Après avoir enchaîné les crises, il veut renforcer les capacités de résistance des entreprises viticoles face aux aléas récurrents.
Par Olivier Bazalge Le 29 avril 2022
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Jean-Marie Fabre réélu président des Vignerons indépendants de France
Jean-Marie Fabre entame son 4ème mandat à la présidence des Vignerons indépendants de France - crédit photo : DR
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lu à l’unanimité, ainsi que son bureau, le 27 avril, Jean-Marie Fabre rempile pour une 4ème année à la présidence de la Fédération nationale des Vignerons indépendants de France (VIF). Céline Barbaud, de la fédération de Vaucluse, vient également intégrer l’équipe d’élus constituant le bureau validé par le conseil d’administration.

Alors qu’il reconnaît volontiers avoir passé « six premiers mois de mandat relativement calmes, suite à mon élection en 2019 », le président des VIF a ensuite enchaîné les situations de crise pour la filière viticole. Taxes Trump, Brexit, droits de douane en Chine, pandémie de Covid, distillation de crise, gel, « le rythme s’est bien accéléré entre octobre 2019 et ce printemps 2022, ne laissant que peu de places aux temps morts, mais cette confiance renouvelée dans le travail de notre équipe nous conforte dans cette volonté de faire face lorsque la mer est bien agitée », valide le vigneron du domaine la Rochelierre.

Force de la filière

Fervent défenseur du modèle des vignerons indépendants, Jean-Marie Fabre n’en oublie pas pour autant la force que constitue la diversité et la complémentarité des composantes de la filière viticole. « Nos différences ne nous ont pas empêché de travailler dans le même sens et faire la démonstration de la performance de la filière viticole. Je serai d’ailleurs toujours attentif à ce que la diversité et la complémentarité des différentes composantes continuent de s’exprimer », appuie-t-il.

Rassuré par l’attention portée par l’administration aux demandes de renforcement de la trésorerie des entreprises vigneronnes lors du dernier conseil supérieur vins de FranceAgriMer, le vigneron audois ne perd pas de vue les objectifs qu’il s’est fixé pour cette nouvelle mandature d’un an. « Nous sortons de 24 mois de crises et en voilà déjà une nouvelle qui démarre sur le front de l’Est. Toutes les mesures relatives au renforcement de nos capacités de trésorerie et donc de résistance face aux différents aléas doivent être ancrées. L’aléa devient la norme, alors qu’une année dite normale se pose en exception », insiste-t-il. Il milite donc pour un « changement de paradigme » dans l’approche des crises en anticipant des budgets importants destinés à « rendre les entreprises vigneronnes résistantes ».

Enfoncer le clou

D’un autre côté, Jean-Marie Fabre souhaite, dès la constitution du prochain gouvernement, « enfoncer le clou pour souligner le rôle essentiel de nos TPE, poumons économiques au sein des territoires ruraux dans lesquels elles sont implantées ». Il estime que les entreprises viticoles génèrent une plus-value autant économique que « sociétale, environnementale, culturelle ou patrimoniale » pour les communes dans lesquelles elles sont implantées.

Alors qu’il rappelle que la filière viticole constitue « le 1er employeur à temps plein du secteur agricole, et que les vignerons indépendants génèrent 78% de l’emploi à temps plein de la filière », Jean-Marie Fabre veut voir ce sujet de l’emploi occuper une place essentielle, alors que des pénuries de candidats se font ressentir. « Nous rencontrons un souci d’attractivité lié à une vision péjorative surannée de l’activité agricole et un manque de formation spécifique. Nous devons revaloriser l’image de nos métiers qui demandent aujourd’hui des qualifications importantes pour utiliser des matériels technologiques. On ne met pas des outils coûtant plusieurs dizaines de milliers d’euros entre les mains du premier venu », enfonce-t-il pour souligner que la viticulture « n’est pas une voie de garage ».

Prenant toujours autant de plaisir à exercer son activité de président, Jean-Marie Fabre souligne néanmoins que ses prédécesseurs sont en moyenne restés en place « entre 3 et 5 ans ». Il se sait donc au milieu du gué, mais on ne doute pas qu’il aura pris le soin de minutieusement préparer la suite avant de passer la main.

 

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