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Le constructeur Grégoire relance ses chaînes de production et rassure ses clients vignerons
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5 jours après l’incendie
Le constructeur Grégoire relance ses chaînes de production et rassure ses clients vignerons

De nouveau en activité après un incendie accidentel, l’assembleur charentais va faire le point sur les composants partis en fumée pour honorer ses commandes de pulvérisateurs avant le début de la campagne viticole. La situation semble moins pressante/critique pour les machines à vendanger.
Par Alexandre Abellan Le 30 mars 2022
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Le constructeur Grégoire relance ses chaînes de production et rassure ses clients vignerons
Avec le maintien de la réunion du personnel ce jeudi et de la matinée de l’emploi en alternance ce samedi on pourrait croire à un retour à la normale. « Tout ce qui pourra être maintenu le sera » confirme David Causse. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
C

e mercredi 30 mars, les 200 salariés du constructeur charentais Grégoire sont revenus à leur usine de Châteaubernard (Charente) pour nettoyer leurs postes de production et relancer leurs chaînes de montage cinq jours à peine après que l’incendie qui s’y était déclaré ne soit maîtrisé. La volonté de relancer rapidement le site ne répond pas à une logique économique de l’entreprise, mais à un soutien purement psychologique à ses salariés indique David Causse, le président de Grégoire (groupe Same Deutz-Fahr), qui indique ne pas avoir voulu laisser plus de temps ses salariés « chez eux à tourner en rond en se demandant comment ils allaient retrouver leur outil de travail ». Il faut dire que les photos de l’incendie restent impressionnantes, le feu ayant détruit 2 000 m² de l’arrière de l’usine entre son déclenchement, vers minuit trente, jusqu’à sa maîtrise à 6 heures du matin, grâce à la mobilisation de 75 sapeurs-pompiers.

Au total, 25 % des 17 000 m² de l’usine sont actuellement inutilisables pour le constructeur. Les 2 000 m² réduits en cendre accueillaient la zone de production des secoueurs de machines à vendanger et le poste d’assemblage des pulvérisateurs tractés (cinq machines de pulvérisation ont été détruites). Et 2 000 m² du site restent actuellement inaccessibles pour des raisons de sécurité, le feu ayant pu fragiliser la structure du bâtiment. Ce qui conduit à la fermeture de la zone de montage mécanique et de la cabine de peinture des petites pièces. Espérant pouvoir reprendre possession de ces surfaces, Grégoire va relancer l’activité en transférant des activités sur le site de la SOCOMAV, actuellement dédié aux machines à vendanger d’occasion, mais qui accueillait par le passé le montage de pulvérisateurs.

Respecter les commandes

Le bilan des composants détruits par l’incendie n’ayant pu être fait, le constructeur ne peut ni avancer de coûts des dégâts, ni avoir de visibilité sur les délais de livraison que cela causera à ses clients finaux dans le vignoble. « Quand on aura pris connaissance des composants manquants et des délais d’approvisionnements pour les remplacer, on connaîtra les délais » indique David Causse, pour qui « la priorité est de respecter les commandes, [à commencer par les] livraisons de pulvérisateurs pour vignes étroites » alors que la saison des traitements approche. L’industriel est confiant dans sa capacité à trouver des solutions, une grande partie de sa production de pulvés étant derrière lui : il resterait une cinquantaine d’engins à finaliser sur les 300 à 350 produits annuellement à Châteaubernard.

Alors qu’il y avait déjà des tensions en approvisionnement avant l’incendie (avec la crise covid et l’impact de la guerre en Ukraine), Grégoire indique avoir « confiance dans ses partenariats de long-terme avec ses fournisseurs : on va leur demander un vrai effort de disponibilité » déclare David Causse. Qui fait état d’un élan de solidarité exprimer par le réseau des distributeurs : « il n’est pas exclu que l’on puisse se fournir d’une chose ou l’autre en chez l’un de nos concessionnaires sur le terrain », avec des pièces de rechanges prévues pour les situations d’urgence. En ce qui concerne les machines à vendanger « imaginer que l’on ne puisse pas honorer une commande pour les vendanges n’est pas à l’ordre du jour » ajoute David Causse, pour qui il y a encore du temps avant septembre (l’usine produit 350 unités par an). Même sérénité pour assurer l’activité de tracteurs assembleurs.

Origine accidentelle

D’après les experts du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Charente (SDIS 16), l’origine du feu serait un accident électrique. « Ça semble être la faute à pas de chance » indique David Causse, pour qui, au final, « ce qui est très apaisant, c’est qu’il n’y ait pas eu de blessé, ni de victime, pour l’entreprise et les secours ».

 

Aperçu des zones touchées par les flammes et inaccessibles ce 30 mars.

 

 

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