Accueil / Viticulture / Un nouveau robot chenillard à l'essai pour désherber les vignes
Un nouveau robot chenillard à l'essai pour désherber les vignes
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin

Développé par Naïo
Un nouveau robot chenillard à l'essai pour désherber les vignes

En démonstration dans le Beaujolais ce 22 mars, le chenillard Jo se montre performant. La pré-série bénéficiera de quelques améliorations et de nouveaux équipements. Des viticulteurs sont séduits.
Par Vincent Gobert Le 24 mars 2022
Lire plus tard
Partage tweeter facebook linkedin
Un nouveau robot chenillard à l'essai pour désherber les vignes
Le chenillard autonome Jo de Naïo Technologies fait ses premiers pas dans une vigne du Beaujolais ce 22 mars 2022 - crédit photo : Vincent Gobert
C

'est parti ! Le 5ème modèle de Naïo Technologies entre en piste. Son petit nom, c'est Jo. Il s'agit du premier modèle de chenillard autonome pour les vignes étroites de la start-up toulousaine. Ce mardi 22 mars, le robot donne l'une de ses premières performances devant un public d'une cinquantaine de viticulteurs du Beaujolais. Le soleil est au rendez-vous, le sol est porteur. Mais l'enherbement est tel que la tâche est ardue. Pas grave. Le robot désherbe mécaniquement l'inter-rang. Il fait plusieurs passages, parfois au même endroit. Le travail est trop motteux. Mais l'important pour Naïo ce jour-là, c'est montrer la progression du robot, faire voir ce dont il est capable. Et sur cet aspect, le défi est relevé.

Equipé d'un outil de travail du sol interligne Boisselet, avec 5 dents équipées d'un panachage de socs de binage en coeurs et des griffes, suivis d'un rouleau émietteur, Jo avance à une vitesse d'un peu plus d'1 km/h - il est bridé à 2,1 km/h -. dans une pente de 5 à 9 %. Le sol, ressuyé en surface et légèrement humide à partir de 5 - 6 cm est retourné sur 8 à 9 cm de profondeur. Le travail est grossier mais le désherbage est réalisé.

Même signal GPS RTK, application et logiciel que Ted

Jo fait le job. Pas plus de deux petits arrêts intempestifs en l'espace de quatre allers-retours dans les interlignes. Ils sont tous dus à la perte du signal de géolocalisation GPS RTK. Mais les arrêts sont brefs et Jo repart aussitôt travailler. Autre tout léger bémol, la parcelle est en légère pente et pour la remonter, Jo a tendance a un tout petit peu cabrer. Il suffit d'ajouter des masses à l'avant pour équilibrer le chenillard, ce qui est prévu par le constructeur. Un vigneron présent se demande si un équipement de chenilles au profil agraire ne serait pas plus intéressant pour l'adhérence. Le démonstrateur de Naïo lui répond par la positive. "On est ici avec des chenilles au profil semi-agraire, décrit Romain Ducharme, référent technique Naïo. Mais des agraires agrandissent la largeur du chenillard. On arrive à 70 cm au lieu de 68 cm. C'est donc un peu plus compliqué pour les plantations très étroites".

Autre question d'une viticultrice pour l'éventuel usage d'interceps ou autres, y a t-il une position flottante ? "Il y a deux possibilité sur l'attelage : une lumière au 3ème point, et un coulissement plus en arrière au niveau du vérin électrique. On peut jouer avec l'un ou l'aure". Un autre viticulteur demande si le chenillard dispose d'une correction automatique de sa trajectoire. "En cas de dévers et de glissade, Jo peut rattraper sa trajectoire, mais à très faible vitesse". 

Des évolutions en vue pour les séries Jo

Pour améliorer encore la présérie, "nous réfléchissons à utiliser un train de chenille au profil plus arrondi aux extrémités, confie Romain Ducharme. Cela pourrait améliorer l'adhérence, en situation plus diffcile et avec plus de pente. Nous attendons aussi une nouvelle génération de batterie, qui prennent moins de place. La caisse pourrait alors être plus étroite. On augmenterait aussi l'autonomie, qui est déjà de 8h avec nos 4 batteries sur un travail demandant peu de traction". Enfin, Naïo attend aussi beaucoup des développements d'outils en cours chez certains constructeurs souhaitent équiper les automoteurs électriques.

"Boisselet et Clemens notamment travaillent sur des outils de travail du sol électriques. On espère pouvoir en tester prochainement, de même que des outils de travail en vert de type écimeuse. Nous avons déjà testé une tondeuse électrique. Cela fonctionne bien. Elle arrive dans 3 semaines !" Naïo se montre confiant sur l'avenir de Jo. Déjà 5 prototypes sont commercialisés avec des domaines partenaires. Pour l'heure, le tarif tourne autour de 80 à 90 000 € l'unité. Presque deux fois moins cher que Ted. Sur place, même avec ce prix, plusieurs viticulteurs du Beaujolais de déclarent intéressés. Certains sont en sol plus sableux. Les robots gagnent du terrain.

 

Spécificités techniques
- Autonome GPS RTK précision à 1 ou 2 cm.
- Electrique avec batteries au lithium.
- Autonomie de 8 heures max.
- 2 moteurs de 3 000 watts.
- Poids 800 kg sans masses ni outils.
- Largeur de 68 ou 70 cm.
- Sécurité par Bumper et 2 boutons.
- Mis en pause sur application smartphone en communication Wifi.
- Prévoir au début une supervision.
- Prévoir arpentage parcelle RTK.
 
Partage Twitter facebook linkedin
Tous les commentaires (0)

Pas encore de commentaire à cet article.
vitijob.com, emploi vigne et vin
Hauts-de-Seine - Alternance/Apprentissage
Rhône / Savoie - Alternance/Apprentissage
Gironde - Contrat d'intérim
© Vitisphere 2022 - Tout droit réservé