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Les diagnostics carbone démarrent en viticulture

Les bilans carbone financés à 95 % par l’État et réservés aux jeunes agriculteurs démarrent en viticulture.
Par Aude Lutun Le 10 février 2022
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 Les diagnostics carbone démarrent en viticulture
Thomas Bouriane, viticulteur à Caplong en Gironde a passé son audit carbone. Il attend désormais le résultat du diagnostic et le plan d'action. - crédit photo : DR
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éservés aux exploitants installés depuis moins de cinq ans, les "Bons diagnostics carbone" démarrent en viticulture. « Début février, nous avions signé dix bons de commande pour [de tels] diagnostics en viticulture », indique Léna Plusquellec, responsable de ce dossier à la chambre d’agriculture de Gironde. Dans un premier temps des experts, le plus souvent des chambres d’agriculture, auditent les viticulteurs, puis ils leur remettent un diagnostic et un plan d’action.

Thomas Bouriane, viticulteur à Caplong (Gironde), a déjà passé son audit. Désormais, il attend son diagnostic. « Cela a duré deux heures, témoigne ce jeune coopérateur de 27 ans. L’une des difficultés, c’est de savoir ce que l’on consomme pour chaque travail. Le fait d’être en Cuma simplifie la chose, car je note les heures et la consommation pour chaque intervention. J’attends le compte rendu, mais j’ai déjà prévu de limiter mon nombre de passages en combinant deux travaux dès que c’est possible. J’ai débuté ma conversion en bio l’été dernier. Mon bilan 2022 sera peut-être moins bon car j’aurai plus d’interventions au vignoble. Je vais essayer de compenser en plantant des haies ou en confiant mes pieds de vignes arrachés à Vinea Énergie, à Saint-Aubin-de-Blaye, qui les valorise en biocombustibles. »

Bientôt un label

Julius Luddecke, viticulteur indépendant de 29 ans à Saint-André-du-Bois (Gironde), attend lui aussi son diagnostic, qui devrait lui être remis courant mars. « Pour prendre de bonnes décisions à court et à moyen terme, il est important de faire un bilan précis sur notre impact, estime-t-il. Nous travaillons à limiter les intrants et les passages. Mais le plus gros poste reste la logistique et l’emballage. Comment, par exemple, faire accepter aux clients de limiter le recours aux cartons ou aux caisses en bois à l’unité ? » Julius Luddecke vise l’obtention du Label bas carbone, qui devrait voir le jour fin 2022-début 2023, pour communiquer sur ce sujet avec ses clients.

Dans toute la France, 218 opérateurs sont agréés pour réaliser ces bilans. En Champagne, le Comité Champagne s’est mis sur les rangs. Au 3 février, vingt jeunes viticulteurs avaient signé avec lui pour un diagnostic. Financés à 95 % par l’État, ces bilans coûtent 231 € par exploitant, en Gironde. 

 

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