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Queue de poisson
Le négociant Jean Albrecht accepte sa condamnation... juste avant son appel

Le procès pénal en appel de Jean Albrecht n'a pas eu lieu. Le négociant alsacien dont l'entreprise a fait banqueroute en 2012 a usé de son droit de désistement à quelques heures de l'audience de la Cour d'appel de Colmar. Délibéré le 23 mars 2022.
Par Christophe Reibel Le 19 novembre 2021
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Le négociant Jean Albrecht accepte sa condamnation... juste avant son appel
La procédure se finit en queue de poissons pour les plaignants, dont certains étaient rassemblés ce 18 novembre devant la cour d'appel de Colmar. - crédit photo : Christophe Reibel
L

e procès en appel de l'affaire Albrecht s'est tenu ces 17 et 18 novembre devant la juridiction de Colmar sans le principal intéressé. S'étant désisté de son appel quelques heures avant l'audience, le choix de Jean Albrecht signifie qu’il accepte sa condamnation à trois ans de prison avec sursis et l'interdiction définitive de diriger et de gérer une société commerciale prononcée à son encontre le 27 février 2020 par le tribunal correctionnel de Colmar.

La juridiction l’avait reconnu coupable d’avoir surévalué ses stocks de 2008 à 2011 et « sciemment » présenté des comptes inexacts de 2009 à 2012. « Cette attitude montre le peu de respect de Jean Albrecht pour ses victimes » commenta André Schlegel, viticulteur membre de la Confédération paysanne, en se référant aux viticulteurs, vendeurs de raisins ou de vrac qui se sont retrouvés avec des ardoises allant de quelques milliers à parfois plus de 100 000 €.

Constitution de partie civile recevable ?

En l’absence du principal protagoniste, la cour d’appel s’est limitée à examiner les infractions reprochées aux seuls expert-comptable et commissaires aux comptes de la SA Lucien Albrecht. Le délibéré sera rendu le 23 mars 2022. Pour les 137 vendeurs de vrac et de raisins soutenus par l’Association des viticulteurs d’Alsace et les quatre entreprises défendues par la Confédération paysanne, l’enjeu sera de savoir si la Cour, contrairement au tribunal correctionnel, juge recevable leur demande de constitution de parties civiles.

Dans leurs plaidoiries, les avocats des victimes ont demandé réparation à Jean Albrecht et aux professionnels du chiffre, des préjudices tant matériels que moraux qu’ils ont causé et qui ont provoqué des drames humains dans les familles vigneronnes.

 

 

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