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PNDV 2
Nouvelles dynamiques pour le plan national dépérissement du vignoble

Faisant le bilan, le plan national dépérissement du vignoble enregistre des avancées sans précédent. Fort de son succès, il se poursuit et évolue avec de nouvelles ambitions.
Par Christelle Stef Le 19 novembre 2021
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Nouvelles dynamiques pour le plan national dépérissement du vignoble
De gauche à droite : Jean-Bernard de Larquier (Cniv), Valérie Baduel (DGER) et Anastasia Rocque (IFV) ont dévoilé les trois axes du PNDV 2 - crédit photo : Christelle Stef
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n beau succès ! Depuis son lancement en 2016, le plan national dépérissement du vignoble (PNDV) suscite une mobilisation sans précédent de tous ses intervenants. Et les résultats sont là. « Le PNDV est un montage prodigieusement pertinent via le partenariat entre la profession et l’Etat que ce soit en termes de co-financement et de gouvernance. Nous sommes clairement favorables à renouveler l’expérience et à continuer l’aventure ensemble » indique Valérie Baduel, de la direction générale de l'enseignement et de la recherche (DGER, ministère de l'Agriculture), le 18 novembre à Paris, lors d’un séminaire consacré à ce plan avec une centaine de professionnels de la filière. Le PNDV va donc se poursuivre avec de nouvelles ambitions. « Il s’adapte et évolue », a ainsi expliqué Anastasia Rocque de l’Institut Français de la Vigne et du Vin (IFV) qui le pilote désormais. Il va ainsi se concentrer sur trois axes : le matériel végétal, la recherche, le transfert et l’innovation.

« Dans le PNDV 2, on met la priorité sur le matériel végétal » insiste Jean-Bernard de Larquier, le vice-président du Comité National des Interprofessions des Vins à appellation d'origine et à indication géographique (CNIV). L’objectif : avoir un matériel végétal sain, en quantité suffisante, qui réponde aux besoins d’adaptation aux changement climatique, à la réduction des intrants et qui résisterait aux parasites émergents. Depuis le lancement du PNDV, des avancées ont déjà été faites avec un parc de vigne-mères qui s’est agrandi et rajeuni. « nous avons plus de 4 000 hectares de vignes-mères (60 % de porte-greffes et 40 % de greffons) dont environ 700 en plus depuis six ans. Et ce parc s’est rajeuni puisque, 40 % des vignes-mères avaient moins de quinze ans en 2015 contre 55 % aujourd’hui » rappelle David Amblevert, le président de la Fédération Francaise de la Pépinière Viticole (FFPV).

Partenariat entre pépinièristes et viticulteurs

Des avancées sur le process de production ont aussi eu lieu avec le lancement de la marque Vitipep’s, le programme Origine, et le démarrage du projet de production du matériel de prémultiplication sous serre confinée insect-proof. Avec le PNDV 2, l’objectif est de poursuivre les efforts et renforcer le partenariat entre les pépiniéristes et les viticulteurs. La commission « matériel végétal », une nouvelle instance nationale présidée par Bernard Farges a donc été créée cette année en ce sens. Six viticulteurs et six pépiniéristes y siège. Son rôle : assurer le suivi du projet de sécurisation du matériel de prémultiplication sous serre confinée, examiner et prioriser les demandes des viticulteurs.

Deuxième axe du PNDV 2 : la recherche. « Pour continuer les actions, il faut continuer la recherche. On a de premiers résultats qui redonne de l’espoir aux vignerons. Cela encourage à de nouvelles actions pour aller encore plus loin », a ainsi détaillé Jean-Bernard de Larquier qui en a profité pour dévoiler les trois lauréats du dernier appel à projets :

Vitis Explorer : pour évaluer les potentialités agronomiques et œnologiques des génotypes de vigne issus de la création variétale Pomme : création d’un outil de gestion des données d’observation de la flavescence dorée et des maladies émergentes Climesca : modélisation de la dynamique climatique de l’esca.

Pour définir les thèmes des prochains travaux de recherche, le PNDV a organisé des consultations dans chaque région cette année. Les résultats serviront au lancement du prochain appel à projet en 2022.

Transfert

Troisième axe : le transfert et l’innovation dans lequel la formation prendra une large place. L’un des objectifs de cet axe sera aussi la construction d’un observatoire de la santé du vignoble. Autre action : la mise en place de 15 ambassadeurs qui seront chargés de faire le lien entre les régions et l’instance nationale. Cet axe comprend également la mobilisation de l’ingénierie de solutions pour développer des outils utilisables sur le terrain à partir des résultats de recherche obtenus.

 

Le PNDV en chiffres

En quatre ans, le PNDV a mobilisé 13,5 millions d’euros. Il a permis de mettre en place 36 réseaux de viticulteurs qui échangent et expérimentent de nouvelles techniques pour lutter contre les dépérissements. Il organise plus de 100 formations chaque année. 115 équipes de recherche ont été impliquées pour 33 projets.

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