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Viticulture de précision
AdVini irrigue ses vignes à la goutte d'eau près

La Maison AdVini s'est associée à une entreprise spécialisée dans l'intelligence artificielle pour piloter l'irrigation de manière très précise. Les vannes du système de goutte-à-goutte ne sont désormais ouvertes que lorsque la vigne en a vraiment besoin.
Par Marion Bazireau Le 19 novembre 2021
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AdVini irrigue ses vignes à la goutte d'eau près
AdVini travaille également sur l’augmentation de la réserve utile des sols, l’orientation des rangs de vigne, l’implantation d’arbres et de haies, ou de nouveaux cépages. - crédit photo : AdVini
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es stagiaires des vignobles irrigués d’AdVini, en Languedoc, Roussillon, et Provence, auront de moins en moins besoin de se lever la nuit pour mesurer l’état hydrique des vignes avec la chambre à pression achetée en 2018.

« Nous travaillons depuis 2 ans avec SensDigital, une entreprise spécialisée dans l’intelligence artificielle pour affiner les besoins en eau de nos parcelles » dévoile Carmen Etcheverry, responsable du développement durable du groupe viticole.

Des données fixes, telles que les cépages, porte-greffes, orientation des rangs, pentes, types de sols, ou infrastructures agroécologiques, associées à l’historique des mesures de la chambre à pression et aux données récoltées en temps réels par un réseau de stations watermark et météo ont permis à SensDigital de développer un algorithme de pilotage très précis de l’irrigation.

Alertes sur smartphone

Le système est opérationnel depuis le millésime 2021. Le directeur technique reçoit désormais des alertes sur son smartphone lorsque qu’il est temps d’ouvrir ou de fermer les vannes du goutte-à-goutte.

« Nous avons défini plusieurs seuils en fonction du stade phénologique de la vigne et de nos objectifs produits, les besoins en eau variant selon le type de vin à produire » reprend Carmen Etcheverry.

Des mesures manuelles ont été réalisées pour vérifier la précision de l’algorithme, qui continuera à s’améliorer au fil du temps. Préférant pour l’heure garder un contrôle manuel, l’équipe technique pourrait à termes laisser le système se déclencher tout seul.

D’autres pistes contre le changement climatique

En complément de l’irrigation, Advini travaille sur l’augmentation de la réserve utile des sols, l’orientation des rangs de vigne, l’implantation d’arbres et de haies, teste les broyats verts criblés, et différentes espèces de couverts permanents.

« Nous replantons également d’anciens cépages, tels que le lledoner pelut, ou des variétés habituellement cultivées dans les vignobles plus chauds » ajoute Carmen Etcheverry.

 

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Tous les commentaires (1)
Josiane Le 23 novembre 2021 à 07:26:50
Ne serait-il pas mieux de ne pas irriguer du tout ? A l'heure où la planète se meurt et que la moitié du monde n'a pas accès a l'eau potable, cela ne parait-il pas aberrant d'irriguer des cultures qui n'ont même pas pour vocation de nous nourrir ? Je pense que travailler sur le développement durable, inclut également a la réflexion de l'utilisation de cépages pouvant supporter un stress hydrique important. Ne commençons pas a habituer lanvigne à etre irriguée !
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