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Val de Loire
Vigneron et maintenant berger

Pour se lancer dans le désherbage de ses parcelles avec des moutons, le viticulteur angevin Olivier Lecomte a choisi d'avoir son propre troupeau.
Par Patrick Touchais Le 23 août 2021
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Vigneron et maintenant berger
A Passavant, Olivier Lecomte a acheté un troupeau d’une cinquantaine de brebis pour désherber ses 54 ha. - crédit photo : Patrick Touchais
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n Anjou, comme ailleurs, l’écopâturage est devenu une pratique commune. Elle n’est bien sûr pas encore répandue dans tout le vignoble mais de plus en plus de vignerons font appel à un berger, qui installe son troupeau de moutons et les clôtures ad-hoc en guise de tondeuse à quatre pattes pendant l’hiver.

Au sud du vignoble, à Passavant-sur-Layon, Olivier Lecomte a opté pour une gestion toute personnelle de l’activité en acquérant son propre cheptel. Une cinquantaine de brebis et deux béliers ont été livrés mi-juillet, parqués pour l’heure, sur des terres agricoles reprises récemment à un exploitant voisin qui prenait sa retraite. 7 000 € ont été investis pour les animaux et 2 500 pour les clôtures.

Créer des rotations

En tout, j’ai pu acheter 15 ha de terres dont 8 sont plantables en appellation. C’est un projet global porté par la biodynamie, qui mêle la vigne, les animaux et l’agroforesterie. On a commencé à planter 80 ares de chenin sur ces nouvelles terres. On poursuit en 2022 par 2,30 ha et on plantera une allée d’arbres tous les 60 mètres. En parallèle, on va arracher des vignes ailleurs. L’idée, c’est de conserver la même surface, environ 54 ha, mais d’avoir des rotations plus longues, de l’ordre de 5 ou 6 ans. Sur ces terres en repos, on fera des prairies pour les animaux et des céréales”, détaille Olivier Lecomte, qui pilote le Château de Passavant avec son épouse Claire, rejoints récemment par leur fils Aubin.

Les brebis seront installées dès l’automne dans un ha de vignes, puis une semaine plus tard, un suivant… “Ça me permettra d’économiser un passage de tracteur”, souligne le vigneron angevin, originaire de la Sarthe et dont les parents étaient éleveurs. “On a choisi des charmoises. Elles sont peu prolifiques, donc elles peuvent s’occuper toutes seules de leurs agneaux. Les naissances auront lieu en mars et on vendra les agneaux à la fin de l’été dans un réseau de magasins bio. L’objectif est d’équilibrer économiquement cette activité. En tout cas, elle est bénéfique pour la planète”.

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