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Union nationale

La filière vin et Vinexposium proposent leur plan de relance commerciale

Mardi 01 juin 2021 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 02/06/2021 11:32:52

« Ce n’est pas parce que l’on n’a pas été autorisé à travailler en 2021 que l’on n’a rien fait. Nous avons profité de ce temps de pause pour nous préparer à être encore plus agressif à l’export » explique Rodolphe Lameyse.
« Ce n’est pas parce que l’on n’a pas été autorisé à travailler en 2021 que l’on n’a rien fait. Nous avons profité de ce temps de pause pour nous préparer à être encore plus agressif à l’export » explique Rodolphe Lameyse. - crédit photo : Philippe Labeguerie & Joanna Margan (salon 2020)
Les interprofessions et l’organisateur de salon sollicitent le gouvernement pour repartir fortement à l’assaut des marchés export en 2022.

Après plus d’une année blanche dans l’évènementiel commercial, la filière vin s’unit pour préparer son rebond post-covid. « A défaut de faire un salon cette année, pour les raisons que l’on connaît, c’est très motivant de voir s’unir toute la filière, et toutes les familles qui la composent, pour montrer qu’ensemble on est plus forts » pose Rodolphe Lameyse, le directeur général de l’organisateur de salons Vinexposium. Face au désarroi d’interprofessions et d’opérateurs malmenés par la crise sanitaire, les salons dédiés aux vins de Comexposium et Vinexpo proposent de devenir le véhicule privilégié de la reprise export des vins et spiritueux français.

C’est le sens de la lettre envoyée au gouvernement mi-avril par les organisations de la filière vin (CNIV pour les interprofessions, UMVIN pour le négoce, CNAOC pour les vins AOP…). Se voulant force de proposition auprès de l’exécutif, les signataires demandent que les pouvoirs publics privilégient les rendez-vous d’organisateurs français dans leurs programmes d’aide à l’export (comme les salons en France et à l’étranger de Vinexposium). Le courrier souhaite également faire du salon annuel Wine Paris & Vinexpo Paris un point de rencontre entre la filière vin et les forces politiques françaises. L’enjeu est d’ailleurs que « les politiques prennent conscience que le salon de Paris est le premier salon export des vins et spiritueux français » indique Rodolphe Lameyse, qui évoque d’autres dispositifs à modifier (comme la limite des aides européennes aux seuls primo-exposants sur un salon export).

Plan de relance

En attente d’une première réunion avec le ministère de l’Agriculture, Rodolphe Lameyse voit déjà les planètes commencer à s’aligner. En témoigne la présentation par deux ministres ce jeudi 3 juin des outils du plan relance gouvernemental sur la plateforme Vinexposium Connect, qui va faire vivre numériquement le salon Wine Paris & Vinexpo Paris, annulé cet été, avec des conférences digitaux chaque mardi de juin (de l’OIV à l’IWSR).

Avec ce projet de filière d’un plan de relance collectif, « le village gaulois n’est plus un village gaulois. Il fait front commun face à l’adversité » souligne le directeur de Vinexposium, qui porte un projet de relation tripartite, entre interprofessions, accompagnement d’Etat sur les marchés export et l’organisateur Vinexposium. Qui reste « une plateforme de soutien, un facilitateur » précise Rodolphe Lameyse, soulignant l’appui de Fabrice Rieu et Jean-Martin Dutour, les présidents de Wine Paris, pour convaincre et lever des réticences.

 

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