LE FIL

Frédéric Niger

Organiser un salon de vignerons "n’est pas un besoin, c’est une envie"

Jeudi 27 mai 2021 par Alexandre Abellan

« Normalement je fais beaucoup de salons (Biodyvin, Demeter, Renaissance des Appellations…), mais on ne bouge plus depuis un an et demi » témoigne Frédéric Niger.
« Normalement je fais beaucoup de salons (Biodyvin, Demeter, Renaissance des Appellations…), mais on ne bouge plus depuis un an et demi » témoigne Frédéric Niger. - crédit photo : Kristo
Dans le Muscadet, le vigneron du domaine de l’Écu lance un évènement ouvert aux professionnels et amateurs en réunissant 46 exposants cette fin juin.

Alors que la France continue de se déconfiner ce printemps, les premiers salons de vignerons se lancent pour animer cet été et faire oublier la pandémie de Covid-19. Les dimanche 27 et lundi 28 juin, le domaine de l’Écu organise dans le pays nantais la première édition du salon des vins bio et biodynamiques “Le Temps des Copains” avec 46 producteurs de vins (ainsi que de bières, cafés, cidres et spiritueux). « Le but premier est de faire découvrir des produits et leur philosophie de travail dans une atmosphère festive. Le but n’est pas de refaire la Levée de la Loire ou Renaissance des Appellations » précise Frédéric Niger, à la tête du domaine de l’Écu (basé au Landreau, dans le Muscadet).

Avec un prix d’entrée de 10 euros, le salon est ouvert au grand public le dimanche (avec une vente de vins aux particuliers) et réservé aux professionnels le lundi (le cœur de cible est la restauration bretonne, mais des distributeurs venant de toute la France et de l’international sont annoncés). Ayant réuni des « amis » comme exposants, Fred Niger souhaite mettre avant le travail des autres avec un plateau « de têtes de ponts par appellation » des principales régions viticoles françaises : Emmanuel Giboulot (Bourgogne), Henri Milan (Provence), David Reynaud (Crozes-Hermitage), Stéphane Tissot (Jura)…

"Ce n’est pas parce que l’on veut être festif que ce sera la fête du slip"

Portant ce projet depuis six mois, le vigneron nantais le concrétise depuis les annonces présidentielles de déconfinement du 29 avril dernier. Créant un salon à part entière dans ses chais, Frédéric Niger a embauché deux personnes pour travailler à temps plein sur cette organisation. Qui va de la sécurité à la restauration, en passant par les inévitables mesures sanitaires (une entrée, une sortie, une équipe dédiée pour gérer le flux…). « On fera tout pour se conformer à la réglementation. Le but c’est partage. Mais ce n’est pas parce que l’on veut être festif que ce sera la fête du slip » indique Frédéric Niger. Si des éléments restents flous (QR Code et autres carnets de rappel par exempe), le vigneron veillera au respect des gestes barrières et « demande aux exposants d’être vacciné ou d’avoir un test [négatif] ».

Défendant une vision de la biodynamie basée sur l’échange, Frédéric Niger vise 500 à 1 000 visiteurs pour son évènement festif. Ne se projetant pas, le vigneron verra après cette première édition si une suite y sera donnée. Mais il indique déjà recevoir des demandes d’inscription pour l’avenir. Après des mois contraints par le coronavirus, « ce qui manque le plus, c’est la convivialité et l’échange » conclut Frédéric Niger.

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