LE FIL

Côte‑Rôtie

Antoine Dupré dirige la maison de négoce Vidal-Fleury

Mercredi 27 janvier 2021 par Colette Goinère

Antoine Dupré dirige la maison de négoce Vidal-Fleury
Antoine Dupré succède à Guy Sarton du Jonchay qui a passé 13 ans à la tête de la plus ancienne maison de la vallée du Rhône. Le nouveau DG trace les contours des chantiers qu’il compte mener.

"Le chantier est lourd mais cela me passionne. Nous allons être sur tous les fronts" lance Antoine Dupré, 40 ans, qui a endossé le 22 novembre dernier, le costume de directeur général de la maison de négoce Vidal Fleury, implantée à Tupin-et-Semons, dans le Rhône. Titulaire d’un DNO (Bordeaux), il fait ses premières armes dans une petite propriété de l’Entre-Deux-Mers en Gironde en tant que maitre de chai, puis il rencontre Pierre Lurton qui l’envoie dans un domaine d’Afrique du Sud.

Deux ans plus tard, il revient en France, suit un Mastère spécialisé commercé international des vins et des spiritueux à Dijon. Dans la foulée, il est embauché par Jean-Claude Boisset  pour Bouchard Ainé à Beaune. Il y restera quatre ans puis passe quatre autres années chez Gabriel Meffre à Gigondas en tant que directeur des domaines. Puis il file chez les Grands Chais de France, qui lui offrent  une vision internationale avec la responsabilité  des achats vins Californie et Nouveau monde. Deux ans plus  tard, le voilà directeur général de Vidal Fleury, dans le giron de Guigal, qui emploie 20 salariés dont une dizaine de VRP et qui écoule 1,5 millions de cols par an (70% à l’export).

Nouveaux marchés

Les chantiers ne manquent pas pour Antoine Dupré. D’abord à l’export. "Nous ne sommes pas assez présents dans des pays tels que la Chine, la Russie, le Brésil. Ces trois pays ne représentent que 10% de l’activité export" confie-t-il. Avec les taxes imposées par la Chine aux vins australiens, Antoine Dupré sait qu’il a une carte à jouer. Cette semaine, par zoom, il devrait négocier avec un importateur chinois, bon client de la maison de négoce.  

Avec la Russie, les choses sont plus compliquées : "je n’ai toujours pas compris pourquoi on ne développait pas davantage ces marchés" souligne-t-il. Là aussi des rencontres visio sont programmées avec des importateurs. Au Brésil, il espère bien prendre des parts de marché : "il ne faut négliger aucun pays et aller sur tous les fronts" répète-t-il.

Autre dossier : réactiver la force commerciale en France et là encore, être présent partout. 20 agents commerciaux labourent le territoire. Une refonte va être organisée. 'Nous allons nous séparer de certains agents et en recruter une quinzaine dans l’année' annonce-t-il.

HVE

Enfin la stratégie environnementale va être renforcée. Vidal Fleury travaille avec une trentaine de viticulteurs fournisseurs. Certains sont déjà en certification Haute Valeur Environnementale (HVE), il faudra encourager les autres fournisseurs à s’y mettre. Tour comme il faudra répondre aux attentes de certains marchés. Ainsi le Canada qui demande des bouteilles allégées. En Europe du Nord on verrait d’un bon œil l’engagement de l’entreprise vers la responsabilité sociétale. Un gros chantier.

 

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2021 - Tout droit réservé