LE FIL

Gérard Bertrand

L’échange entre l’amont et l’aval pour réussir les partenariats

Vendredi 18 décembre 2020 par Marion Ivaldi

Gérard Bertrand : 'Le bio est une norme stricte, avec des normes draconiennes'.
Gérard Bertrand : 'Le bio est une norme stricte, avec des normes draconiennes'. - crédit photo : Ulrich Lebeuf
Sacré personnalité verte de l’année par le Drinks Business Green Awards, Gérard Bertrand met en avant sa stratégie partenariale pour s’imposer comme l’un des leader de l’offre bio. Mais quelle est la recette d’un bon partenariat ?

Présidé par Patrick Schmitt MW, le Drinks Business Green Awards a choisi Gérard Bertrand comme personnalité verte de l’année 2020 (le négociant reçoit également la mention spéciale du jury pour la catégorie Meilleure initiative bio). L’homme qui détient 880 hectares répartis en 16 domaines conduits en biodynamie, a développé une cellule dédiée à sceller des partenariats sur 10 ans pour accompagner les viticulteurs. Depuis 2010, 40 partenariats ont été signés avec les viticulteurs en agriculture biologique, soient 1600 hectares. Mais cette politique ne s’arrête pas là : 600 hectares font l’objet de 15 partenariats pour l’élaboration de vins sans sulfite ajouté ; 600 hectares soit 25 partenariats pour la conversion en agriculture biologique et enfin 800 hectares pour les vins bio et Bee Friendly.

"Expliquer la réalité du marché"

Et quand on voit la difficulté du monde du vin à créer des partenariats pluri-annuels, la question se pose : quel est le secret de Gérard Bertrand pour en formalisant autant ? « Il faut de l’échange » répond le négociant tout de go. « Il est nécessaire d’expliquer la réalité du marché, la compétition féroce et sur les segments de marché des vins bios + (sans sulfites, bee friendly…) les marchés ne sont pas mature ou juste en démarrage. Mais il faut aussi tenir compte des contraintes des territoires, des coopératives et des viticulteurs. On dit souvent que c’est l’aval qui tire l’amont. Il faut en réalité faire avancer tout le monde en même temps ».

Le maître de la bio voudrait-il allonger sa liste de partenariat à d’autres vins ? Notamment, avec le label sans résidus ? Ce label, « je ne sais pas trop ce que cela veut dire ». Selon lui, la garantie du succès du bio, c’est le sérieux que l’on apporte au cahier des charges. « Le bio est une norme stricte, avec des normes draconiennes » rappelle-t-il. Alors, pourrait-il dupliquer son modèle de partenariat pour les vins bio en biodynamie. « Avec tous mes domaines, 850 hectares sont en biodynamie. Ce mode de culture est un peu l’écume du bio, c’est une démarche intime que chaque vigneron doit avoir. Il faut une démarche poussée pour que cela fonctionne ».

 

 

 

 

 

 

 

 

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