LE FIL

Au déconfinement

Le Beaujolais Nouveau veut être de la réouverture des restaurants

Jeudi 19 novembre 2020 par Alexandre Abellan

« Le Beaujolais Nouveau est un évènement historique. Depuis 70 ans, il nous permet de sonner les cloches dans le monde entier » souligne Dominique Piron.
« Le Beaujolais Nouveau est un évènement historique. Depuis 70 ans, il nous permet de sonner les cloches dans le monde entier » souligne Dominique Piron. - crédit photo : Fabrice Ferrer/InterBeaujolais
Si ces primeurs 2020 sont placés sous le signe de la crise sanitaire, l’interprofession des beaujolais répond aux demandes de soutien des grossistes de la consommation hors domicile pour étirer au maximum leur période de consommation.

Consommer du Beaujolais Nouveau ne se limite pas au troisième jeudi de novembre, mais commence seulement le troisième jeudi de novembre plaide Dominique Piron, le président de l’interprofession des vins du Beaujolais (InterBeaujolais). Poussée depuis plusieurs millésimes, cette idée que le primeur n’est pas périmé le lendemain de sa sortie est exacerbée en cette période de reconfinement et de fermeture du réseau des bars et restaurants (le CHR commercialisait 21 000 hectolitres de Beaujolais Nouveau en 2018).

Alors que des opérateurs du CHR sont déjà approvisionnés, le défi d’une nouvelle temporalité de consommation se pose à InterBeaujolais. « Des grossistes (Metro, C10…) nous demandent d’apporter un appui d’ici 10 à 15 jours pour ceux qui ont acheté du Beaujolais Nouveau puisse le vendre » indique Dominique Piron, précisant que « certains ont fait des commandes et ont eu livraison avant reconfinement. Tout ce qui est en bouteille doit être vendu. » Sachant que pour les volumes restants en vrac pourront être basculés en AOC Beaujolais (« le millésime est de qualité, sa rondeur et sa couleur le rendront encore meilleur »).

Budget renforcé

Mettant à profit l’annulation d’évènements de promotion à l’export pour cause de pandémie de coronavirus, InterBeaujolais va ajouter 150 000 € de budget à son enveloppe dédiée au primeur (700 000 €), « sur les réseaux sociaux et radio pour promouvoir la consommation de Beaujolais Nouveau » indique Dominique Piron, pour qui cette situation inédite formera peut-être « l’occasion de modifier sensiblement les choses ».

Au global, InterBeaujolais table sur une baisse de 20 à 25 % des ventes de primeur ce millésime 2020. « Malgré la baisse, si l’on vend 15 à 17 millions cols en quelques jours, ça restera honorable au vu du contexte » conclut Dominique Piron.

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