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Sondage

59 % des vignerons peuvent se passer de glyphosate... si les vins importés en font de même

Vendredi 24 juillet 2020 par Alexandre Abellan

« C’est l’ingénieur agronome qui va vous répondre, sans dogmatisme » annonce Julien Denormandie ce 8 juillet à l’assemblée nationale.
« C’est l’ingénieur agronome qui va vous répondre, sans dogmatisme » annonce Julien Denormandie ce 8 juillet à l’assemblée nationale. - crédit photo : Gouvernement
Ayant saisi les enjeux environnementaux et sociétaux de l'arrêt des herbicides, les viticulteurs demandent la mise en place d'une réciprocité et non la création d'un désavantage compétitif par rapport aux producteurs étrangers.

Interpelé par des députés lors de ses premières questions au gouvernement en tant que ministre de l’Agriculture, Julien de Normandie indique maintenir l’objectif d’un arrêt du glyphosate début 2021 en France. « Chiche ! Mais en interdisant aussi toutes les importations y ayant recours » lui répondent 59 % des 231 vignerons sondés sur le site Vitisphere du 17 au 23 juillet. S’inscrivant dans le slogan de la FNSEA « n’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas », cette demande de réciprocité mobilise les lecteurs.

« Bonne idée que de supprimer le glypho. Et comme on va le déclarer dangereux pour les consommateurs français, il va de soi que seront interdites toutes les importations de denrées alimentaires issues d’agricultures où il est encore autorisé non ? (C’est à dire la quasi-totalité de l’agriculture mondiale) » glisse JLF. « Maîtriser l’herbe pour assurer la récolte est indispensable, primordial. En conventionnel, cela représente 1,5 litre de glyphosate par ha par an, sur 40 cm de large sous les rangs plantés à 2,20 m. Suis-je un pollueur ? Nous sommes bien loin des 15 ou 20 litres par ha appliqués sur les lentilles, petits pois, etc. que nous importons par milliers de tonnes ! » s’emporte Baraud, demandant aux législateurs zélés de l’aider à biner ses parcelles.

"Plus d’intérêt"

A l’inverse, des lecteurs soulignent que le glyphosate est de toute façon un herbicide correspondant à d’anciennes pratiques, ayant fait leur temps. « Le glyphosate ne présente pratiquement plus d'intérêt pour la viticulture, tant la résistance de la flore est devenue exponentielle... Il faudrait se réveiller, la technologie a bien progressé » pose Lenolog. « Il est grand temps de supprimer tous les produits chimiques dans nos sols, pour notre santé et celle de nos enfants » renchérit Jean.

D’après le sondage Vitisphere, seuls 8 % des répondants indiquent avoir réussi à se passer de glyphosate. Ils sont 20 % à  considérer l’arrêt du glyphosate comme une « mission impossible ». Tandis que 13 % demandent des aides à l’emploi et à l’investissement pour réussir cette transition agroécologique.

 

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Baraud Le 25 juillet 2020 à 13:20:14
Dès incapable de faire appliquer la loi egalim qui doit interdire des importations qui ne respectent pas les règles Franco françaises ! A quand un ministre de l’agrInculture pour nous défendre,pourquoi n’interdisent t’ils pas les lessives-,les cosmétiques,les produits ménagers,les boues de stations dans les champs,etc... tous sont classés cancérigènes ou perturbateurs endocriniens sans parler des métaux lourds et autre hormone / produits pharmaceutiques non dégradés qui se retrouvent dans nos champs! Alors chiche Mr Denormandie interdisez tout ces produits dangereux et on vous suivra
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