LE FIL

Ortie, camomille...

Un guide pour faire des plantes vos alliées contre les maladies de la vigne

Jeudi 18 juin 2020 par Marion Bazireau

' Prélevez la partie aérienne de l'ortie avant l'apparition des graines, en évitant les plantes trop jeunes qui ne seront pas assez chargées en éléments. '
' Prélevez la partie aérienne de l'ortie avant l'apparition des graines, en évitant les plantes trop jeunes qui ne seront pas assez chargées en éléments. ' - crédit photo : Pixabay
La Chambre d’agriculture des Pays de la Loire met en ligne la synthèse de nombreuses années d’expérimentation sur les extraits végétaux. Les viticulteurs y apprendront comment réaliser des infusions et décoctions pour lutter contre le mildiou et l’oïdium avec moins de cuivre.

Cela fait 8 ans que la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire s’intéresse aux extraits végétaux. « Nous avons souhaité nous réapproprier les techniques de créations de potions miracles et d’identifier les plantes et posologies permettant de maîtriser les maladies cryptogamiques et ravageurs de la vigne » pose Vincent Houben, chef du pôle agriculture biologique.

A cette fin, les chargés de mission ont mené de nombreuses expérimentations. Cette année encore, le projet Mildiouplantes a montré que les extraits végétaux augmentaient de 2 à 40 % l’efficacité des traitements à base de cuivre, sans impact sur la qualité et la maturité technologique des baies de raisin.

La Chambre partage aujourd’hui ses connaissances dans une synthèse de 47 pages. « Elle récapitule tout ce qu’il est aujourd'hui permis de réaliser en matière d'extraits végétaux naturels dans le cadre réglementaire très contraint des lois phytosanitaires. »

Infusions, décoctions, macérations…

Cette synthèse est une bible. On y apprend comment repérer et tirer parti de nombreuses plantes telles que l’ortie, la prêle des champs, le saule, l’achillée millefeuille, l’ail cultivé, la camomille, le pissenlit, la reine des prés, ou la sauge. Etape par étape, le lecteur est guidé dans la réalisation d’infusions, décoctions, macérations, purins ou distillations.

On lit ainsi qu’il vaut mieux utiliser l’ortie en extrait fermenté pour nourrir la plante et fertiliser les sols, alors que des tisanes, macérations ou décoctions sont conseillées dans le cadre d’une lutte contre les acariens, le mildiou ou l’oïdium. On y découvre aussi que pour se débarrasser des acariens, il est préférable de traiter le soir, en passant 3 fois avant la floraison et 3 après, et en espaçant les interventions d’au moins une semaine. Contre les champignons, c’est le matin qu’il faut agir, une fois toutes les 1 à 2 semaines.

La version numérique est gratuite. Une version brochée et imprimée en haute définition est également disponible au tarif de 10 € via un formulaire en ligne.

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pg Le 20 juin 2020 à 07:55:50
On apprend dans cette bible qu'il faut passer 6 fois, le soir , pour traiter les acariens...?. Moi qui suis en conventionnel ( très raisonné ), je ne traite plus contre ces petites bêtes depuis 1996. Cherchez l' erreur. Et je ne vous cause pas du bilan carbone. 6 passages pour traiter des bestioles qui s' étaient mises à proliférer après rupture des équilibres écologiques. Cela sous-entendrait-il que certains seraient encore dans ces excès ? Pas les utilisateurs de ces tisanes , rassurez moi! Et puis traiter le soir , comme pour les pyrèthres "naturels". Ce fameux insecticide bio non sélectif qui marche de façon aléatoire ... A ce rythme , on est hélas, pas prêt de se passer des produits phyto... Vivement les cépages transgéniques ! Excusez-moi , j' ai dit un gros mot.
jeff Le 19 juin 2020 à 22:12:24
tout est dit dans l'intro du document de synthèse. "en moins d'un siècle, nous avons quasiment balayé d'un revers de la main des savoir-faire séculaires" en substance, la chimie organique, et la chimie tout court, ont fait oublier les solutions naturelles de lutte contre le mildiou et l'oïdium. Sauf que c'est un contre-sens historique : le mildiou et l'oïdium ne sont arrivés en Europe qu'à la fin du XIXè siècle et affirmer qu'on est parvenu à lutter contre de façon satisfaisante avant les alternatives chimiques est un poil exagéré, même si bien sûr la bouillie bordelaise et les décoctions ont été inventé une vingtaine d'année avant les premièresières molécules de synthèse. Simplifier oui, manichiéisme et présentation systématique, même entre pros, des solutions "traditionnelles" comme des solutions de fainéants, c'est non pour moi.
Charly 1018 Le 19 juin 2020 à 08:34:28
En somme, les principes utilisés en bio dynamief sont validés.... D
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