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Inversion de tendance
Le confinement met à mal la premiumisation sur le marché britannique

Les consommateurs britanniques de vins ont troqué le "moins mais mieux" pour une multiplication des occasions de consommation et des prix d’achat plus faibles, rapporte Wine Intelligence.
Par Sharon Nagel Le 18 mai 2020
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Le confinement met à mal la premiumisation sur le marché britannique
Avec la fermeture des pubs, bars et restaurants, le nombre d’occasions de consommation a augmenté. - crédit photo : Sharon Nagel
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lus de 10 occasions par personne et par mois

Après les Etats-Unis, l’analyste Wine Intelligence s’est penché* sur l’évolution des habitudes de consommation des Britanniques en situation de confinement, pour identifier plusieurs grandes tendances qui pourraient se perpétuer même après que les restrictions auront été levées. Premièrement, les 28 millions de consommateurs de vins ont commencé à boire davantage dans la journée – avec le repas de midi et à l’occasion de conversations en ligne par exemple – créant en moyenne et pour la première fois, plus de 10 occasions de consommation par personne et par mois ; 16 % des consommateurs affirment désormais boire tous les jours contre 11 % avant le début de l’épidémie du coronavirus. En revanche, la tranche des 18-24 ans a eu davantage tendance à réduire ses occasions de consommation.

Parmi les explications possibles : l’absence de possibilités de sorties entre amis. Deuxièmement, le prix moyen consacré à une bouteille a diminué, toutes catégories de consommateur et niveaux de revenu confondus. Une tendance qui pourrait s’expliquer en partie par l’augmentation des achats en grandes surfaces, en superettes et sur les sites internet des distributeurs, au détriment des magasins spécialisés. Il paraît logique aussi, qu’avec l’augmentation du volume consommé et face à une crise économique imminente, les consommateurs cherchent à restreindre leurs dépenses. Quoi qu’il en soit, ces deux phénomènes marquent une inversion de tendance. Ainsi, au cours des douze mois se terminant en mars 2020, donc avant le confinement, la proportion de consommateurs affirmant consacrer plus de 8 £ à une bouteille de vin pour des occasions informelles avait dépassé 25 % pour la première fois (22 % en mars 2019).

 

Garder de petits luxes

Globalement, les ventes de vins pour la consommation à domicile – qui avaient fortement progressé au début du confinement en mars – continuent d’avancer à un rythme supérieur à la normale, note Wine Intelligence. Le commerce électronique ressort comme le grand gagnant de cette tendance, une dynamique alimentée notamment par les jeunes consommateurs urbains aisés et qui s’applique aussi bien aux sites internet des grands distributeurs qu’à ceux des autres détaillants proposant la livraison à domicile. Au moment où les mesures de déconfinement commencent à être prises, la question désormais est de savoir si ces habitudes vont se poursuivre. « Les personnes interrogées nous disent que les vacances coûteuses et les grandes réceptions semblent actuellement déplacées, mais de petits luxes comme la découverte de nouveaux produits gastronomiques et de vins trouvent un écho plus favorable », conclut la directrice de Wine Intelligence, Lulie Halstead.  

 

* : Dans le cadre de son rapport d’impact du Covid-19, Wine Intelligence a réalisé en mars et avril, un sondage auprès de 1 000 consommateurs de vin résidant au Royaume-Uni et représentatifs de la population britannique.

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