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Confinement

Les usines de matériel à l'arrêt suite à la crise du coronavirus

Lundi 23 mars 2020 par Vincent Gobert

Ligne de production Pellenc à Pertuis
Ligne de production Pellenc à Pertuis - crédit photo : Vincent Gobert
Les uns après les autres, les constructeurs de matériels agricoles et viticoles stoppent la production en raison de la crise du Covid-19. La distribution de matériel s’organise pour poursuivre son activité.

La décision est radicale. Le groupe Case New Holland Industrial annonce ce vendredi soir 20 mars l’arrêt de toutes ses unités de production européennes pour 2 semaines. Cela concerne notamment la production de machines agricoles et viticoles. Cette mesure est la suite logique des fermetures d’usines annoncées par d’autres constructeurs, comme l’allemand Clemens, par exemple. De son côté, Pellenc met sa chaîne de production « au minimum ». Le constructeur communique qu’il met l’accent sur la « réparation des outils de printemps ». De nombreux autres petits comme grands constructeurs arrêtent leur activité, qu’elle soit viticole ou agricole. Les deux raisons qui les poussent à faire ce choix sont d’une part, la volonté de ne pas mettre en danger les salariés. D’autre part, les fournisseurs stoppent eux aussi peu à peu leur activité. Ce qui contraint les constructeurs à l’arrêt des lignes. Le syndicat des constructeurs et importateurs, Axema, s’inquiète de ces arrêts de production. « Les situations de fermeture de sites industriels en cascade font peser un risque majeur sur la fourniture des agroéquipements et la continuité de la production agricole à l’aube des travaux du printemps » analyse, Alain Savary, le directeur général d’Axema. Pour l’heure, certains constructeurs comme Chabas continuent leur activité et font livrer par transporteur. Les enlèvements, eux, se font à l’entrée du site.

La distribution s’adapte

Côté concessions et distribution de matériel, en général, le travail continue. Car leur activité figure dans la liste dérogatoire de l’arrêté du 15 mars donnant le droit de rester ouvert. Mais les entreprises s’adaptent. A l’image du groupe Jarny dans les Pays de la Loire, qui depuis le 16 mars, a par exemple décidé de ne plus rendre accessible au public le magasin et l’atelier. Pour assurer la continuité du service tout en protégeant salariés et clients, les demandes de pièces se font par téléphone et sont retirées à l’extérieur du magasin. Idem pour la partie SAV. L’atelier dépanne par téléphone, les interventions urgentes sont traitées en priorité et les dépannages en atelier sont privilégiés. Idem dans le réseau Primault en Champagne, chez qui « le déplacement est exceptionnel chez le client en cas de situation d’urgence ». Le distributeur privilégie le contact téléphonique mais n’interdit pas l’accès au magasin. Comme Espace Vigne à Châblis, il le limite à une personne et demande de respecter la distance prévue d’environ 1 mètre. Enfin, il interdit l’accès dans l’atelier. En Champagne, aussi, Ravillon, lui, interdit purement et simplement l’accès au magasin. Les commandes sont à retirer à l’entrée extérieure. Une mesure qui pourrait être à l’image de durcissements à prévoir ces prochains jours.

 

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