LE FIL

Tenant du tracteur

Tout ce qu'il faut savoir sur ce robot vigneron tout-terrain

Mercredi 27 novembre 2019 par Alexandre Abellan

« On vient en complément, pas en remplacement du tracteur » précise Fabien Arignon, ce 26 novembre sur le Sitevi.
« On vient en complément, pas en remplacement du tracteur » précise Fabien Arignon, ce 26 novembre sur le Sitevi. - crédit photo : Alexandre Abellan (Vitisphere)
Nouveau venu dans le monde de la robotique viticole, la société Sitia propose un outil techniquement prometteur, pouvant s’adapter aux outils actuels et aux vignes étroites comme larges.

 

« En fait, votre truc c’est un tracteur ». Sur ce salon Sitevi, il s’agit de la phrase qui amuse et flatte le plus Fabien Arignon, le directeur général de Sitia, PME nantaise spécialisée dans les bancs d’essai d’endurance. Dévoilant à Montpellier le Trektor, « robot hybride et autonome » est adaptable en hauteur d’enjambement (de 1,10 à 1,50 mètre) et en largeur (de 1,04 à 2,40 mètres). « Proposer un robot polyvalent est la seule solution viable pour ne pas décliner dix robots pour chaque type de vignoble » estime Fabien Arignon.

Fixé à son support de présentation sur le salon Sitevi, le robot Trektor promet l’exécution, sur des parcelles préalablement cartographiées, de travaux du sol en toute autonomie*. Avec une vitesse de chantier équivalente à un tracteur classique (jusqu’à 10 km/h) et une capacité de travail de 24 heures (avec un moteur hybride : diesel/électrique). Disposant d’un attelage trois points, « nous rassurons les vignerons avec une évolution dans la continuité, qui permet d’utiliser les mêmes outils en gagnant en liberté dans la gestion de son travail pour gérer les fenêtres météo » ajoute Fabien Arignon.

200 000 euros

Présenté au salon Sitevi, Trektor est en projet depuis cinq ans au sein de Sitia. Son prototype a notamment été testé dans le vignoble du Muscadet, son modèle final est désormais présenté aux concessionnaires pour une commercialisation en 2020 à un prix annoncé de 200 000 euros. Sans donner de chiffres, Fabien Arignon précise que toute sa production 2020 de Trektor est déjà achetée, avec « de la demande dans tous les endroits où l’on ne trouve pas un chauffeur de tracteur… »

Sitia recherche désormais des partenaires industriels pour appuyer sa ligne de production nantaise et passer « de quelques dizaines à plusieurs centaines de modèles produits » conclut Fabien Arignon, qui évoque déjà des essais de pulvérisation sur Trektor au printemps 2020.

 

* : Du moins avec la présence d’un opérateur humain à proximité pour arrêter l’engin en cas d’urgence.

 

Pesant 2,7 tonnes, le Trektor se veut avant tout « robuste ».

 

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