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Bordeaux plaide pour un délai de sortie du glyphosate
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Bordeaux plaide pour un délai de sortie du glyphosate

Des viticulteurs girondins ont exprimé vendredi 11 octobre leur inquiétude pour sortir du glyphosate en 2022 et ont demandé un délai, lors d'une rencontre dans les vignes avec Pierre-Etienne Bisch, coordinateur interministériel du plan de sortie du glyphosate.
Par AFP Le 14 octobre 2019
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Bordeaux plaide pour un délai de sortie du glyphosate
Des solutions ont été évoquées par les différents acteurs de la filière comme des aides à la formation, un enherbement total sous le rang, la robotisation ou encore s'inspirer des innovations dans la viticulture bio. - crédit photo : CC0 Creative Commons
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hargé de coordonner au sein d'une «task force» tous les acteurs publics et privés afin de réduire l'usage des pesticides, il a écouté des représentants de la filière et notamment des viticulteurs de l'Entre-deux mers à Ladaux (Gironde), nouvelle étape de son tour de France des régions qui se termine fin octobre.
A l'issue de cette tournée, «on va voir émerger des choses communes et en particulier jusqu'où et dans quelles conditions la réduction des phytosanitaires est possible ou pas techniquement», a-t-il déclaré à l'AFP, soulignant que ces «impasses» pouvaient également être économiques.
«Il y a les surcoûts de l'emploi de main d'oeuvre, un manque de main d'oeuvre formée, des vignes en pente où on ne peut pas intervenir avec un tracteur...», a précisé le préfet honoraire, venu «stimuler la mise en route» du plan Ecophyto, surtout que les ventes de glyphosate ont augmenté de 19% entre 2008 et 2017.

Les Vignobles Ducourt en exemple

Sur une parcelle des Vignobles Ducourt, des cépages résistants ont été plantés, réduisant le nombre de traitements phytosanitaires d'environ 80%. Le travail mécanique y a remplacé depuis cinq ans l'utilisation d'herbicide à base de glyphosate, le plus utilisé, sous le rang de vignes, laissant l'herbe pousser entre les rangs.
Philippe Ducourt avec son fils Jérémy, qui exploitent 450 hectares dont 25 ha sans glyphosate, estiment cependant impossible de se passer complétement de cet herbicide en raison «d'impasses techniques pour les grandes surfaces» agricoles. Il doit embaucher un tractoriste supplémentaire et utiliser un autre tracteur tous les 20 ha environ.
«Il manque 4 à 5000 emplois en tractoristes en Gironde, on est déjà en pénurie. Il faut sept à huit passages en plus, ce qui implique une plus grande consommation de gasoil, un tassement des sols et une perturbation de la biodiversité avec tous ces passages de tracteur», a expliqué Philippe Ducourt.
«Il y a un mixte à trouver entre le désherbage du sol et le traitement du sol», a-t-il conclu.
Selon la chambre d'agriculture de la Gironde, le passage du désherbage chimique au mécanique sous le rang engendre en moyenne un surcoût de 500 euros par hectare (six à sept heures de travail supplémentaires, achat de matériel, consommation de gasoil) et représente plus de 17% du coût de revient des vins en vrac.
Des solutions ont été évoquées par les différents acteurs de la filière comme des aides à la formation, un enherbement total sous le rang, la robotisation ou encore s'inspirer des innovations dans la viticulture bio.
Les Etats membres de l'Union européenne (UE) ont autorisé le glyphosate en novembre 2017 pour seulement cinq ans.

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Tous les commentaires (2)
Dominique Le 15 octobre 2019 à 23:49:53
Pas la peine de faire des nouveaux articles et de recueillir de nouvelles réactions sur ce sujet. Il suffit de faire un copier/coller des déclarations faites lors du lancement en 2008 du plan Ecopipeau. Le problème c'est que Bordeaux aurait dû se remettre en cause depuis au moins 10 ans et que ses responsables ont juste joué la montre ( voir le résultat d'Ecopipeau ) au lieu de faire un vrai changement, avec sortie des CMR/glyphosate et promotion de la bio. Ce blocage a largement participé à la perte de notoriété de Bordeaux. Annoncer en 2016 la sortie de tous les pesticides, comme l'a fait Bernard Farges, a été un bon coup de com'. Mais comme rien n'a suivi, et en particulier son propre vin, ça s'est révélé être contre-productif, et désastreux pour Bordeaux. Effectuer cette transition inévitable aujourd'hui, en plein désastre économique ( au point que les cotations ne paraissent plus ) sera encore plus douloureux. Elle semble difficile à réussir avec aux commandes ceux qui ont conduit ces orientations désastreuses, et qui, de plus, n'en démordent pas.
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beauby Le 14 octobre 2019 à 22:01:33
M'étonnerai que la photo a été prise à Bordeaux
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