LE FIL

Infographie

Les vins qui gagnent un peu, et ceux qui perdent beaucoup à l'export

Lundi 16 septembre 2019 par Alexandre Abellan

Les expéditions de vins tranquilles accusent le coup en volumes.
Les expéditions de vins tranquilles accusent le coup en volumes. - crédit photo : Création Vitisphere avec Info.gram
En France, les expéditions de vins tranquilles baissent dans leur grande majorité en volume, tandis que les valorisations se maintiennent et se développent.

La France a exporté 12,2 millions d’hectolitres de vins tranquilles pour un chiffre d’affaires de 6,3 milliards d’euros sur l’année mobile s’achevant fin juin 2019 d’après les données des Douanes. Différant des statistiques récemment publiées par la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux*, ces chiffres sont en repli de 6 % en volume et en hausse de 2 % en valeur par rapport à l’année mobile s’achevant fin juin 2018.

-13 % pour Bordeaux

Comme le présentent les infographies ci-dessous, les baisses sont globalement généralisées en volume : -7 % pour les vins à appellation d’origine (AOP), -1 % pour les vins à Indication Géographique Protégée (IGP) et -9 % pour les vins sans indication géographique (VSIG). La baisse la plus conséquente vient de l’AOP Bordeaux, avec un repli de 13 % des volumes qui s’accompagne d’un bond de la valorisation (11,6 euros le litre, +15 %). Une chute qui est à rapprocher de celle du marché chinois (-32 % pour la Chine continentale, -16 % pour Hong-Kong).

Les baisses sont significatives pour les AOP Alsace (-8 %), Vallée du Rhône (-7 %), Languedoc-Roussillon (-7 %), Provence (-6 %), Beaujolais (-4 %), vins de France (-4 %)… On note cependant quelques cas de stabilité (en AOP Bourgogne, Pays d’Oc IGP…) et rares hausses +2 % pour les AOP Val de Loire, +3 % pour les IGP Sud-Ouest…). Si les premiers marchés historiques, l’Allemagne et le Royaume-Uni, affichent des baisses de leurs importations françaises en volume (-2 %), les Etats-Unis se maintiennent (+1 %), comme la Belgique (stable) et le Canada (+1 %).

 

 

: « La différence, somme toute assez faible, est le reflet des exportations de produits identifiés comme non-français (espagnols ou portugais, scotchs whiskies par exemple) » précise la FEVS à Vitisphere.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé