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Didier Guillaume a-t-il tout dit sur les ZNT et les chartes riverains ?

Après les déclarations sur CNews et à la foire de Châlons en Champagne du ministre de l'Agriculture, indiquant que les Chartes riverains pourraient remplacer les ZNT, un courrier du Premier ministre laisse penser que leur application ne sera pas aussi simple.
Par Marion Sepeau Ivaldi Le 05 septembre 2019
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Didier Guillaume a-t-il tout dit sur les ZNT et les chartes riverains ?
Didier Guillaume, ministre de l'agriculture, lors d'une visite de vignoble dans l'Hérault en juin dernier. - crédit photo : Marion Sepeau Ivaldi
L

a semaine dernière, Didier Guillaume rassurait la planète viticole et agricole concernant l’application des ZNT riverains. Si les chartes d’épandages étaient signées d’ici la fin de l’année, leurs dispositions s’appliqueraient et écarteraient l’application des ZNT, tant redoutées par la production. Mais, le ministre aurait-t-il oublié de préciser certains détails cruciaux ?

Les ZNT vont-elles s’appliquer largement ?

Une lettre du Premier Ministre (que s'est précuré Vitisphere), Edouard Philippe, adressée à un député vient préciser le projet d’arrêté ministériel qui n’a pas encore été diffusé. Datée du 28 août, soit le jour précédent les déclarations de Didier Guillaume sur CNews, la missive explique que le projet de texte rappelle les distances de sécurité à respecter, fixant ainsi les ZNT telles qu’elles ont été présentées en juin dernier. Le texte donne aux chartes la capacité d’ajuster ces distances « en tenant compte d’engagements à utiliser les matériels d’épandage les plus performants ». En clair, l’utilisation de matériels de pulvérisation de pointe permettra de réduire les ZNT via les chartes. Ces dernières ne pourraient ainsi pas se suppléer aux ZNT qui s’appliqueraient très largement.

L’œil de l’Anses sur les Chartes

Le texte laisse la place à l’évolution des chartes. Les distances pourront être ainsi révisées au bénéfice des progrès techniques et « sur avis de l’Anses ». Les chartes d’épandages, résultat d’un travail collectif local, pourraient ainsi ne pouvoir évoluer qu’avec l’aval du national, via l’Anses.   

Par ailleurs, les distances de sécurité ne s’appliqueront pas aux produits de biocontrôle, aux produits composés de substances de base ou de substances à faible risque et le traitement des maladies végétales faisant l’objet d’une lutte obligatoire. Les traitements contre la cicadelle de la flavescence dorée ne seraient ainsi pas concernés par les textes.

Edouard Philippe indique que les projets des textes devaient être mis à la consultation du public en septembre.

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Tous les commentaires (9)
b_yron Le 16 septembre 2019 à 13:56:16
Cher craoux, En tant que "citadin", ?tes vous conscient que quelque soit la remise en question des agriculteurs, ils n'ont souvent pas les moyens de supporter financi?rement la transition et les changements de pratiques n?cessaires ? la r?duction des produits phytos? J'imagine que vous ?tes aussi conscient que les "attentes croissantes des consommateurs" sont bien peu proportionnelles au "budget croissant" qu'ils devraient ?tre pr?ts ? mettre dans l'achat de leurs aliments/boissons pour exiger qu'ils soient produits en utilisant moins de produits phytos? Et vous avez d? remarquer, aussi, les difficult?s qu'ont les agriculteurs ? b?n?ficier des aides ? la conversion bio, par exemple, et vous avez donc d? comprendre que si ni les consommateurs, ni les pouvoirs publics ne sont pr?ts ? aider correctement les agriculteurs qui ont l'obligation de "r?pondre aux attentes des consommateurs", alors d'une part les agriculteurs ne seront plus en mesure de produire ce qu'attendent les consommateurs, et mettront la cl? sous la porte (ou se suicideront, comme bien souvent). Et d'autre part, les consommateurs consommeront des produits import?s mais ?tiquet?s bio sans avoir conscience que le bio qui vient d'ailleurs que dans l'UE est aussi peu pr?serv? de produits phytos que le conventionnel de l'UE, mais cela correspondra au budget qu'ils sont pr?ts ? mettre dans l'alimentation/la boisson.
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craoux Le 12 septembre 2019 à 14:40:20
VignerondeRions ... je ne m'accrocherai pas ? ce coup de griffe un peu trop facile ("r?leurs" ou "grincheux") ... et regrette quand m?me que vous rameniez en fin de votre commentaire le dialogue ou le d?bat (toujours n?cessaire) ? quelque chose du genre " bah fais-le toi, on verra si t'es cap ! " .. Bon laissons cela. Vous ne pouvez pas contester qu'il y a d?sormais des ?tudes qui attestent de la dangerosit? des phytos, de l'agrochimie. Pour autant qu'on soit d'ailleurs inform?s compl?tement. Il n'est donc pas d?raisonnable d'attendre du monde paysan qu'il comprenne et accepte la n?cessit?, et l'urgence, ? op?rer la mutation radicale de ses pratiques. Bien ?videmment, des pratiques disons plus "vertueuses" impacteront les co?ts de production. Et ceux et celles (dont moi) qui r?clament et attendent ces changements devront ?videmment soutenir les productions locales et ?tre en quelque sorte solidaires du monde paysan. Et pour finir, sachez que je suis un citadin, non pas un paysan (paysan au sens "noble"). Je n'ai pas vocation ? m'installer un jour pour laver plus blanc que blanc. Je le dis sans aucune volont? d'?tre blessant, c'est ? vous les "paysans" de vous remettre en question pour r?pondre aux attentes croissantes des consommateurs. Et ?tre en phase, ? court terme, avec le march?.
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VignerondeRions Le 10 septembre 2019 à 17:08:48
Mon cher Craoux, il y a ?norm?ment d'exploitation ? vendre dans tout les domaines d'activit?s agricole, si la collectivit? a envie de s'en emparer et de le g?rer de mani?re collective c'est surement faisable. Si la collectivit? d?cide de la mani?re dont il faudra travailler, alors j'ai peu d'espoir dans ce futur. L'histoire du Monde nous a d?montr? que tr?s rapidement les populations crevaient de faim, mais surement en bonne sant? puisque c'est l'objet de la contestation de l'usage des produits phytosanitaires. A tous les r?leurs, grincheux qui d?noncent nos pratiques, montrez nous par l'exemple que nous avons tort, achetez des terres, retroussez vos manches et d?montrez vos arguments par les faits, ce sera enfin constructif.
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AS Le 08 septembre 2019 à 11:26:04
Comme les vignes ou les terres cultivable sont depuis l age des pierres sur nos exploitations bien avant les maisons et les lotisseements .Il faudra c?er un NIEMASLAND de 150m du cot? des arrivants en d?molissant les contructions qui g?nent les donneur d ordres de constructions ou de b?tonnage qu ils prennent leurs r?sponsabilit? ils ont rempli bien leurs poches
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AS Le 08 septembre 2019 à 11:25:32
Comme les vignes ou les terres cultivable sont depuis l age des pierres sur nos exploitations bien avant les maisons et les lotisseements .Il faudra c?er un NIEMASLAND de 150m du cot? des arrivants en d?molissant les contructions qui g?nent les donneur d ordres de constructions ou de b?tonnage qu ils prennent leurs r?sponsabilit? ils ont rempli bien leurs poches
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craoux Le 07 septembre 2019 à 09:32:21
Pourquoi les terres agricoles d'une commune sont-elles devenues le pr?-carr? des agriculteurs ? ... Pourquoi et comment ont-elles pu devenir la "propri?t?" d'une petit frange de la population ? ... Oui, je souhaiterais qu'on m'explique l'encha?nement des processus historiques (li?s au droit de propri?t?) qui nous conduit ? constater, en 2019, que grosso modo 75 ? 80 % des terres d'une commune sont d?tenues par une tr?s faible minorit? d'acteurs locaux ? savoir les agriculteurs ! Pourquoi les agriculteurs n'exercent-ils pas leur activit? en louant des terres ? leur commune (qui g?rerait une r?serve fonci?re de la SAU accessible) ? ... Je me pose ces questions car je ne supporte pas de constater que le monde agricole s'offusque du "droit" d'ing?rence que veut exercer la soci?t? civile sur ses pratiques ?tant entendu qu'il consid?re ?tre "chez lui" - sur ses terres - lorsqu'il balance ses produits phytos ! Il conviendrait seulement de rappeler ? chaque agriculteur que ni le faire valoir direct ni le m?tayage ni le fermage ne l'autorisent ? pouvoir s'affranchir de pratiques (plus) vertueuses pour le bien commun, notre environnement imm?diat et "notre" plan?te.
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AS Le 07 septembre 2019 à 07:16:09
Les cultures et vignes sont la depuis l age des pierres les maisons ou les lotissements ont ?t? autoris? de simplanter ? cot? des cultures .Au lieu de crer un NIEMASLAND du cot? des cultures ils faut le faire du cot? dernier venu (cot? maison ou lotissement )les donneur d autorisation se sont mis plein les po--es qu ils assument tr?s simple juste retourner le cot?
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Corbi?res Le 06 septembre 2019 à 15:56:24
il va aussi falloir interdire aux promeneurs de venir se mettre en danger en venant ? moins de 150 m?tres des parcelles cultiv?e si on veux rester dans une logique de principe de pr?caution ... devenons aussi int?gristes que les plus illumin?s de nos detracteurs.
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bourvil Le 06 septembre 2019 à 15:13:58
C'est lors de l'?laboration des plans d'urbanismes qu'il faut d?terminer les chartes et les zones et non pas par la suite comme c'est trop souvent le cas. Il faut des politiques forts pour faire face ? toutes les pressions qui subviennent lors des d?bats concernant ces sujets.
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