LE FIL

FranceAgriMer

Le nouveau tandem Despey-Haushalter

Lundi 02 septembre 2019 par Marion Sepeau Ivaldi

A gauche, Jérôme Despey, à droitre, Georges Haushalter.
A gauche, Jérôme Despey, à droitre, Georges Haushalter. - crédit photo : DR
Réuni le 29 août dernier, le Conseil spécialisé de FranceAgriMer a procédé à l’élection du président et du vice-président.

Dans sa version renouvelée par l’arrêté du 30 juillet dernier, le Conseil spécialisé de FranceAgriMer s’est réuni pour la première fois le 29 août. Les membres ont procédé à l’élection du président et du vice-président. Au titre de la production, Jérôme Despey est réélu président de FranceAgriMer pour la troisième fois. Au titre du négoce, Georges Haushalter (1) est élu vice-président. Le ministre de l’Agriculture doit encore valider ces deux mandats pour qu’ils deviennent officiels.

Représentation de l'amont et de l'aval

C’est la première fois qu’un mandat de vice-président est donné dans le cadre du Conseil spécialisé de FranceAgriMer. Les deux hommes vont donc devoir écrire une nouvelle page de l’institution et trouver l’équilibre entre les impératifs de la production et ceux du commerce. « Les pouvoirs publics ont souhaité avoir cette complémentarité amont/aval au sein du Conseil spécialisé. Nous nous inscrivons dans une logique interprofessionnelle pour faire prospérer la filière » commente Georges Haushalter. « Nous aborderons, avec le vice-président, les enjeux de la filière auprès de FranceAgriMer et des institutions publiques, et nous veillerons à être attentifs à l’ensemble des préoccupations de la filière afin de les partager avec nos partenaires publics » ajoute Jérôme Despey.

Décaissement enveloppe OCM

Premier dossier qui occupera sans doute les deux hommes : le décaissement de l’enveloppe OCM, soit 40 millions d’euros qui doivent être utilisés avant la mi-octobre, sans quoi ces fonds repartiront dans les caisses de l’Europe. « Le but, aujourd’hui, est que ce montant soit le plus minime possible » martèle Jérôme Despey. « Je ne comprends pas que l’on ne puisse pas assouplir les règles pour permettre de rattraper un certain nombre de dossiers. Notamment, le droit à l’erreur doit être reconnu afin de valider certaines demandes ». L’urgence est notamment sur les dossiers promotions. Le stock théorique (2) de demande d’aides sur cette mesure est de 80 millions d’euros avec des dossiers qui remontent à 2013. « La mesure promotion est un sujet difficile depuis de nombreuses années. Il reste de beaucoup de travail à mener pour la rentre attractive et performante » ajoute Georges Haushalter. Et d’adresser un clin d’œil amusé au Brexit : « à défaut de pouvoir utiliser cette mesure sur le territoire européen, nous pourrons l’utiliser en Grande-Bretagne. Un nouveau territoire à conquérir ! »

A noter que le nouveau tandem aura à mener la mise en place de la nouvelle OCM à partir de 2020.

 

Elu du négoce Girondin, Georges Haushalter dirige la Compagnie médocaine. Il a présidé le Centre interprofessionnel des vins de Bordeaux, succédant à Alain Vironneau. Il a également piloter un groupe de travail promotion au sein de FranceAgriMer. Il s’agit de la totalité des dossiers à traiter, parmi ces dossiers certains ne seront probablement pas conformes. Le montant du stock théorique doit donc être compris comme l’hypothèse haute.

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craoux Le 09 septembre 2019 à 09:45:54
Cher "Vent d est" ... Je ne suis pas un adorateur de J. Despey mais il y a une chose à laquelle je crois c'est que FranceAgriMer ne peut pas et ne doit pas se substituer aux entreprises. Mais peut et se doit de les accompagner pour accéder aux dispositifs en place. Oui, effectivement, il y a des filtres et c'est heureux car tous les projets ne peuvent pas être reçus comme pertinents. Et surtout, la filière devrait comprendre (et admettre) que déposer un dossier de demande d'aide implique des efforts de rigueur et de préparation (outre le respect d'un timing imposé) pour le constituer et être en capacité de justifier correctement et en bonne transparence de son éligibilité. Et heureusement que ça fonctionne comme ça, car c'est un peu avec mes - plutôt "nos" - impôts que le budget de la PAC est abondé et j'attends que les aides UE ne soient pas, ne puissent pas être distribuées comme des "cadeaux" .... PS : je me dois de préciser que j'aimerais, à titre personnel, que les fonds FEAGA viti soient redéployés vers le "social" et l'humain ... je rappelle que la filière émarge depuis presque 45 ans ... et je le dis tout de go "ça va bien" ! ... il y aurait urgence à remobiliser ces fonds UE sur par exemple l'aide à l'accueil des migrants dans l'UE puisque ce sera et que c'est déjà l'un des grands enjeux sociétaux ! Ne devrait-on pas remettre en cause le fait de continuer à primer des projets que la filière sait autofinancer (au hasard > .. en quoi est-ce justifié de financer les investissements "programmés" par de grands opérateurs (négoce, gros domaines notamment ceux rachetés par des investisseurs extérieurs à la filière) si ce n'est à littéralement leur "filer" de la trésorerie d'aubaine ? Bon, j'arrête là tellement ça m'énerve ....
Vent d est Le 06 septembre 2019 à 14:05:05
Depuis 2009 AGRIMER n a jamais su gérer les fonds européens. Le rapport sur AGRIMER sur l export est catastrophique pour la filière malgré l’internationalisation de la consommation mondiale de vin. Les vins français à l international c est les tribus gauloises à Alésia, on connaît la fin! Malgré l échec flagrant d AGRIMER dans sa gestion depuis 10 ans On prend les mêmes et on recommence Pendant ce temps dans nos campagnes les vignerons se meurent Nos premiers de cordée sont bien dans le blizzard depuis longtemps et l on n en voit pas la fin
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