LE FIL

Coulure, oïdium et canicule

Moins d’un million d’hectolitres de vin d'Alsace en 2019

Mardi 30 juillet 2019 par Alexandre Abellan

Le début des vendanges de Crémant d’Alsace est attendu début septembre, et mi-septembre pour les premiers vins tranquilles.
Le début des vendanges de Crémant d’Alsace est attendu début septembre, et mi-septembre pour les premiers vins tranquilles. - crédit photo : CIVA
Affecté par de nouvelles conditions climatiques défavorables, le potentiel de production alsacien présente une instabilité qui interroge dans la filière.

« Après un millésime 2018 que l’on retiendra pour sa récolte généreuse, le millésime 2019 sera en net retrait, avec un potentiel de récolte estimé sous le seuil du million d’hectolitres » annonce un communiqué du Comité Interprofessionnel du Vin d’Alsace (CIVA). Se basant sur l’étude d’un réseau de 200 parcelles représentatives du vignoble alsacien, ces premières estimations interprofessionnelles confirment les pronostics de baisses du ministère de l’Agriculture, qui note que « la coulure et le millerandage touchent de nombreuses parcelles. Le mildiou et l’oïdium exercent une forte pression sur le vignoble. »

Aléas climatiques

« Le millésime est marqué par une fertilité plus faible pour l’ensemble des cépages et particulièrement marquée pour le Gewurztraminer et pour la famille des Pinots » confirme le CIVA, pour qui « le risque oïdium qui est relativement sérieux dans certaines situations est très certainement le paramètre à surveiller le plus dans les semaines à venir ». Alors que le coup de chaud caniculaire de juin et de juillet entraîne de premiers symptômes de stress hydrique, le risque de sécheresse pèse également sur le moral. L’interprofession souligne ainsi que « 2019 sera à nouveau un millésime impacté par les conditions climatiques et qu’à ce stade, le million d’hectolitres est loin d’être rentré dans les caves ».

"Trop forte fluctuation de la production"

« Cette fluctuation des volumes est très compliquée à gérer sur les marchés qui attendent un approvisionnement quantitatif et qualitatif le plus régulier possible en vins d’Alsace » note Gilles Neusch, le directeur du CIVA, donnant à l’interprofession l’objectif de « mieux maîtriser les effets négatifs d’une trop forte fluctuation de la production en travaillant à l’avenir sur des mécanismes de gestion des volumes mis en marché, acceptables pour tous les systèmes et tous les opérateurs ».

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