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Congrès Bordeaux

Œno-Ivas, la recherche au rendez-vous

Jeudi 27 juin 2019 par Claire Furet-Gavallet

« Nous sommes ravis de cette première édition, vingt-quatre pays sont représentés avec 320 participants » se félicite Philippe Darriet.« Nous sommes ravis de cette première édition, vingt-quatre pays sont représentés avec 320 participants » se félicite Philippe Darriet. - crédit photo : Claire Furet-Gavallet
Du 25 au 28 juin, à l’occasion du Sympsonium Oeno-Ivas, les chercheurs en œnologie du monde entier se retrouvent à Bordeaux pour présenter leurs derniers travaux scientifiques. Point sur cette journée d’ouverture.

« L’œnologie est une science appliquée qui se nourrit et avance grâce aux sciences fondamentales » introduit dans son discours d’ouverture Philippe Darriet, président du sympsonium Oeno-Ivas 2019.

Comment adapter son vignoble et sa production au changement climatique ? Un des nombreux thèmes auquel vont essayer de répondre au cours de cette semaine les scientifiques internationaux. Du choix de sa parcelle jusqu’à celui de ses intrants en cave, des sujets d’actualité au cœur d’une recherche qui a pour but d'être au plus proche des vignerons. « Nous avons besoin de comprendre, par exemple, les mécanismes chimiques d'action du SO2 dans le vin qui vont le protèger de l’oxydation pour une meilleure recherche d'alternatives » explique le président.

Quatre thèmes

Le changement climatique au vignoble, la réduction des intrants en cave, la recherche analytique de nouveaux arômes ainsi que la compréhension cognitive de la dégustation sont les quatre axes principaux de ce l’évènement.

 « C’est avant tout un évènement scientifique. C’est la première fois que nous combinons le sympsonium Oeno, axé sur la recherche en œnologie, et le sympsonium Ivas, davantage destiné à l’analytique » précise Philippe Darriet.

Cépages résistants absents

Les grands absents des travaux de recherches au changement climatique de ce rendez-vous ? Les cépages résistants. « Je pense que cela est trop prématuré de présenter des travaux de recherche sur ces cépages » explique Philippe Darriet. « Il n’y a pas encore eu assez de résultats au niveau analytique. Sans une quantité de données minimale, nous ne voulons pas bousculer les choses ». Un choix surprenant qui ne veut pas faire d’ombres au programme ResDur de l’Inra. « Aujourd’hui, on voudrait que tout aille vite mais la recherche prend du temps et il est fondamental qu’elle en use pour découvrir et approfondir les futures innovations de demain ».

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