LE FIL

Infographie

De 22 à 160 k€, les salaires des commerciaux du vin

Lundi 27 mai 2019 par Alexandre Abellan
Article mis à jour le 28/05/2019 11:10:34

Au-delà des salaires moyens, les rémunérations peuvent aller du simple au quintuple selon les postes, l'ancienneté, l'expérience...
Au-delà des salaires moyens, les rémunérations peuvent aller du simple au quintuple selon les postes, l'ancienneté, l'expérience... - crédit photo : Création Vitisphere avec Infogram
Se basant sur plusieurs centaines d’entretiens, un cabinet de recrutement a calculé les rémunérations moyennes des commerciaux du vin, ainsi que les critères qualitatifs les discriminant.

En matière d’emploi, la filière des vins et spiritueux « présente une assez faible normativité des critères de recrutement et de rémunération. Il est difficile d’y établir des profils et grilles de rémunération archétypiques » pose le cabinet de recrutement Elzéar Wine Exécutive (basé à Paris et Bordeaux). Qui compte bien changer la donne en rendant plus lisible et structuré le marché de l’emploi vitivinicole. Première étape avec un sondage réalisé auprès de 363 commerciaux du vin : 99 responsables œnotourisme, 100 chefs de marque (ou band ambassador pour les anglophones), 71 responsables export et 93 directeurs commerciaux.

Hiérarchie

En moyenne, « le niveau d’ancienneté est sensiblement équivalent pour les trois premières fonctions (6 à 7 ans) et présente un saut quantitatif pour la fonction de responsable commercial (10 ans) » estime l’étude, qui ajoute que « le niveau d’études moyen est plus faible pour la fonction de responsable œnotourisme (bac + 3) que pour les trois autres fonctions (bac +4) ». Entre formation et ancienneté, les salaires annuels bruts suivent logiquement un ordre hiérarchique, un responsable œnotourisme gagne 37 000 euros par an, un chef de marque est rémunéré 42 000 € (+14 % qu’un responsable œnotourisme), le salaire d’un responsable export est de 56 000 € (+33 % par rapport à un chef de marque) et un directeur commercial gagne 66 000 € (+17 % qu’un responsable export).

Mais derrière les moyennes, on trouve de fortes variations de rémunérations. Le salaire des responsables d’œnotourisme et ambassadeur de marque varie ainsi d’un rapport de 1 à plus de 3 (de 22 à 80 k€ et de 25 à 85 k€), pour un responsable export et un directeur commercial, l’amplitude est de 1 à plus de 5 (de 25 à 140 k€ et de 30 à 160 k€).

Expériences grands groupes et grands crus

Au niveau de la plus-value des CV, si le nombre d’années d’expérience est primordiale pour la rémunération, « on constate que dans les métiers commerciaux, le fait d’avoir appartenu à un grand groupe*, et dans une moindre mesure à un grand cru classé, est très clivant pour les salaires. Ce qui semble antinomique quand on pense qu’il faut plus d’énergie et de talent pour tenir un petit domaine moins connu » note Thibaud de Prémare, le cofondateur du cabinet de recrutement Elzéar Wine Exécutive.

Pour un responsable d’œnotourisme, afficher une expérience grand cru entraîne une hausse moyenne de 32 % du salaire, quand le passage par un grand groupe cause une hausse de 26 % de la rémunération. Ces hausses induites sont globalement comparabales pour un chef de marque (+ 19 et +23 %) et un directeur commercial (+11 et +32 %), quand elles plus variables pour un responsable export (+9 et +76 %).

D’autres études à venir

Pour affirmer une approche méthodologique rigoureuse, le cabinet Elzéar va publier d’autres études dans les prochains mois. Ses consultants ont interviewé 800 salariés de la filière vin cette fin 2018. Notamment sur les postes de direction technique. « L’expérience grand cru est plus clivante pour les directeurs techniques » esquisse Thibaud de Prémare.

 

* : Un grand groupe est ici défini comme ayant un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d’euros par an.

RÉAGISSEZ A L'ARTICLE

Recopier le code :
Processing
Voir toutes les réactions
© Vitisphere 2019 - Tout droit réservé